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vendredi 25 juillet 2014

Lettre aux antisémites, avoués ou inconscients


Lettre aux antisémites, avoués ou inconscients

A tous les idiots, les salauds, les criminels, les imbéciles, les forcenés, qui s'en prennent aux Juifs, en France, au Maroc ou ailleurs, au nom –croient-ils– de la juste cause palestinienne : votre colère est légitime... et votre réaction un crime immonde. Je, et avec tous les Êtres sensés qui se révoltent contre l'ignominie du crime commis chaque jour à l'encontre des Palestiniens, condamnons tout acte raciste, tout acte antisémite. Agresser un Juif parce que Juif, est antisémite. Que ce soit physiquement ou même verbalement. S'attaquer à une synagogue est antisémite, que ce soit via un Cocktail Molotov ou via un simple tag. Nous ne faisons pas l'amalgame entre Juifs et agresseurs israéliens.
Ne reproduisons pas la haine de nos adversaires. Ne nous laissons pas aller là où ils voudraient nous mener : la haine. Nous aurions alors perdu, et eux vaincu.
Notre combat est noble, c'est pourquoi il est plus difficile.
Se sont certes alliés à l'agresseur israélien coupable de crimes de guerre répétés, et les médias, et maintenant même les gouvernants des pays dits moraux et démocratiques, dont ceux d'un pays en lequel nous avons fondé tant d'espoirs et de vertus, la France. C'est pourquoi notre combat est d'autant plus difficile.
Mais nous devons ne pas céder au désespoir.
Nous devons générer l'espoir.
Nous devons rester lucides, fermes, combattifs... mais toujours justes, humains, irréprochables.
Des centaines, des milliers de Juifs sont nos alliés et combattent à nos côtés. Partout dans le monde. Et plus encore en Israël même.
Ils ne méritent pas, fussent-ils minoritaires, ni eux, ni les Palestiniens dont les conditions de vie sont une honte pour la race humaine, ni la dignité que nous revendiquons pour nous-mêmes, que nous laissions le pire de nous prendre le dessus sur le meilleur de nous.
Alors, à tous les idiots, les salauds, les criminels, les imbéciles, les forcenés, qui s'en prennent aux Juifs, en France, au Maroc ou ailleurs, au nom –croyez-vous– de la juste cause palestinienne : je vous condamne sans nuance. Je vous vomis.
Je vous vomis autant que je vomis ces gouvernants israéliens. Autant que je vomis ces gouvernants français et occidentaux lâches et complices et alignés sur Netanyahu. Autant que je vomis ces gouvernants arabes lâches et indignes qui ont fait de nous des serpillières à la fois dans nos pays et dans le reste de la planète.
Notre force est notre vertu.
Notre force est dans la solidarité de nos amis Juifs de par le monde, et en Israël même.
Notre force est dans la justesse de notre combat, non pour la victoire d'un camp ethnique ou religieux sur un autre, mais pour la victoire de la justice, de la paix et de la fraternité.
Notre combat est pour que Jérusalem, ville trois fois sainte, soit un havre de paix pour tous les Chrétiens, les Israélites, les Musulmans et, partant, pour tous ceux qui ont ou n'ont pas la foi et veulent trouver là des sources d'inspiration.
Notre combat est pour redonner à notre grandeur perdue toute sa force et sa dignité retrouvées. Pas pour l'humilier sur les autels de la haine.
Quand pour condamner les fautes de nos adversaires nous reproduisons celles-ci, alors nous nuisons à notre combat, à notre image, et donnons à notre adversaire les armes pour nous détruire et humilier notre humanité.
Juifs du monde, vous êtes mes frères. Je ne hais rien de votre judéïté.
Plus de choses me rapprochent de nombre d'entre vous que de nombre de gouvernants et autres Arabes qui font honte à mon arabité.
Juifs du monde, je ne hais rien de votre judéïté. Je ne hais même pas le colon israélien qui occupe les terres d'un peuple opprimé et lâchement et honteusement abandonné, ni les riches donateurs et autres soutiens de l'Etat criminel d'Israël. Je les combats. 
Mon ennemie est l'injustice. Mes ennemis sont ceux qui foulent aux pieds les principes moraux qui fondent l'Humanité au cœur de chacun d'entre nous.
L'Europe s'est relevé du Nazisme. Les Juifs se sont relevés de la Shoah.
Nous nous relèverons également de cette longue et terrible parenthèse de l'Histoire. Croyons-y. La Justice l'emportera. Tôt ou tard. A condition que nous ne perdions pas notre âme dans la haine, ni la vengeance.

samedi 25 janvier 2014

Une synagogue dans une mosquée





synagogue mosquee Une synagogue dans une mosquée
Dans le Bronx à New York, chaque vendredi soir pour le service du Shabat, des juifs du quartier se rendent à leur synagogue. Petit détail, la synagogue se trouve au sein même d’une mosquée.
La communauté musulmane a mis à la disposition des juifs une partie de la mosquée qu’ils utilisent comme synagogue.
Cette entraide est le fruit d’une relation ancienne de plusieurs années. La communauté juive, qui possédait une synagogue sur Virginia Avenue, collectait des vêtements pour les familles nécessiteuses dont une partie allait au Cheikh Moussa Drammeh et sa communauté musulmane. Depuis, les liens d’amitiés entre les deux lieux de cultes se sont créés.
En 2003, suite à une baisse démographique de juifs, les cadres de la communauté ont été forcées de vendre la synagogue. Selon le « Jewish Community Relation Chair », il y avait jadis 630 000 juifs dans le Bronx et en  2002 ce chiffre avait chuté à 45100. Suite à cela, un local a été loué jusqu’en 2007. Un espace qu’ils ont dû abandonner par manque d’argent. La communauté est composée en grande partie de personnes âgées dont les revenus sont très limités.
Dès 2006, le Cheikh Moussa Drammeh, au courant de cette situation, s’est immédiatement porté volontaire pour accueillir la communauté juive au centre islamique, gratuitement.  Selon le Cheikh, c’était à son tour d’aider le peuple qui l’avait aidé autrefois, lui et sa communauté.
Au départ, les fidèles juifs tenaient les services du shabbat dans le bureau de l’imam. Après six mois, la  pièce est devenue exiguë, de plus en plus de personnes assistaient aux offices bien qu’elles aient eu lieu dans une mosquée. L’imam leur proposa une salle, suffisamment grande pour que les juifs l’aménagent convenablement pour leur culte.
La cohabitation dure depuis 2007. Une fidèle juive raconte à Tabletmag qu’elle apprécie le centre accueillant la synagogue «  Ce sont des gens très doux »
Dès lors qu’on parle de musulmans et de juifs, on est souvent amené à penser au conflit Israélo-palestinienne. Cette incroyable histoire pourra être partagée par les deux communautés afin de prouver qu’elles ne sont pas ennemies.

crédit photo et source : TabletMag