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lundi 16 février 2015

La police marocaine donne l’assaut au siège de l’AMDH à Rabat

Camionnette de la police devant le siège de l'AMDH à Rabat (Photo DR)
Camionnette de la police devant le siège de l’AMDH à Rabat (Photo DR)
Au moment où les autorités françaises défendent becs et ongles la liberté d’expression en France et au Danemark, la police du Maroc, une autocratie prédatrice mimée par cette même France, vient de donner l’assaut au siège de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), la plus importante association de défense des droits de l’homme dans tout le monde arabe, pour mettre la main sur deux journalistes français.
Et pour le moment, ni le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, ni le premier ministre Manuel Valls, ni le président de la république François Hollande, ne se sont manifestés pour défendre le droit à s’informer et informer, cette liberté chérie.
« Chérie » en France et au Danemark, mais apparemment pas au Maroc.
D'autres camionnettes de la police (Photo DR)
D’autres camionnettes de la police (Photo DR)
La police est entrée aujourd’hui de force au siège de l’AMDH à Rabat, a tabassé des militants qui étaient présents et a emmené de force deux journalistes français à leur hôtel de Rabat et cela au su et au vu de tout le monde.
Il y a quelques semaines, le pacha de Rabat, des agents des Renseignements généraux (RG) et des éléments des forces auxiliaires avaient encerclé un hôtel de Rabat et empêché une équipe de la chaîne française France24 d’interviewer plusieurs personnalités marocains sur … l’humour.
A l’époque, comme pour aujourd’hui, la France et ses responsables étaient restés aux abonnés absents.
La police voulait utiliser ce "machin" pour casser la porte de l'AMDH (Photo DR)
La police voulait utiliser ce « machin » pour casser la porte de l’AMDH (Photo DR)
Demain


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lire aussi :  http://www.h24info.ma/maroc/deux-journalistes-francais-arretes-au-maroc-expulses-vers-la-france/30773?utm_source=Newsletter_Datarget&utm_medium=email&utm_campaign=H24-AL-16-02-2015

et  :  http://www.leparisien.fr/international/deux-journalistes-francais-arretes-au-maroc-et-expulses-vers-la-france-15-02-2015-4536077.php#xtor=AD-1481423551

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Par Aziz Akkaoui16 février 12:09

AMDH une épine dans le pied du Makhzen!

Barbares et vandales sont passés par là !
ils ont laissé derrière eux l'arme abjecte de leur crime ,
ils ont débarqué dans les locaux de l'AMDH
comme des CON -CU-rants des temps révolus !
entre 30 et 40 bonhommes TOUS contre une femme, une militante, une épouse, une mère !
"nos braves" soldats ont mis Rabiaa à terre, l'ont insultée, l'ont traitée de toutes les insanités : fruit de leur mauvaise éducation! faut pas s'étonner !
l’État voyou se livre à des actes de terrorisme avec des gants de velours!(même pas...)

Expulsion. 2 journalistes français arrêtés et renvoyés en France.

Après une émission de la chaîne France 24/arabe, c’est au tour de deux journalistes français de l'agence Premières lignes d’être interdits de filmer au Maroc. La police les a arrêtés ce dimanche au siège de l’AMDH, alors qu’ils filmaient des séquences d'un documentaire sur le Mouvement du 20 février. Selon un communiqué de la wilaya de Rabat, ils sont en cours d'expulsion et leur matériel de tournage a été saisi. Le ministère de la Communication quant à lui, assure n'avoir donné aucune autorisation de tournage à la société de production, et ajoute n'avoir reçu aucune demande. 

Intervention de la police au siège de l'AMDH / Ph. @almiraat Twitter
Au lendemain de la visite au royaume de Bernard Cazeneuve, des éléments de la police procèdent à l’ « arrestation » de deux journalistes français. « La scène s’est produite vers 17h. Environ dix policiers en civil frappent à la porte et exigent que nous leur remettions nos invités. Chose que nous avons refusé catégoriquement », nous confie Adil Yousfi de l’AMDH. Et d’ajouter qu’après quelques phases de palabres, les journalistes ont, finalement, accepté de quitter le lieu et de partir avec la police.
Dans des déclarations à Yabiladi, Youssef Raissouni, un autre membre de l’association des droits de l’Homme affirme qu’il « s’agit de professionnels travaillant pour le compte d’une boite de production (Ndlr : agence Premières Lignes) venus au Maroc pour filmer un documentaire sur le Mouvement du 20 février ». Le vendredi prochain, le M20F fêtera son cinquième anniversaire.  
Notre source nous expliquait que « l’AMDH ne sait pas où les forces de l’ordre les ont emmenés ». Mais nous apprendrons un peu plus tard qu'ils sont à l'aéroport, en cours d'expulsion selon Paul Moreira, fondateur de l'agence Premières lignes. Dans un tweet, il ajoute que "la police avait attaqué la Maison des Droits de l'Homme où ils s'étaient réfugiés. 1 blessée."
Une autre source explique que le lancement de cette opération ne peut être que le résultat d’une minutieuse surveillance, menée par la DGST, des activités des Français dès leur arrivée au Maroc, pour ensuite transmettre l’ordre à la police de Rabat d’intervenir et de déloger les journalistes du siège de l’AMDH. Les camarades d’Ahmed El Hayej devraient publier un communiqué sur cet incident.

« Ils n’ont pas eu le feu vert du CCM pour filmer »
L’absence d’autorisation de la part du Centre cinématographique marocain (CCM), l’autorité habilitée à délivrer le fameux sésame, constitue le motif de l'interpellation des deux ressortissants français, selon la wilaya de Rabat. Le ministère de la Communication a affirmé dans un communiqué que ses services n'ont octroyé aucune autorisation de tournage à ladite agence, et assure n'avoir reçu aucune demande.
Celui-ci intervient alors que les relations entre l’ONG et les autorités marocaines, représentées par le ministère de l’Intérieur, se sont nettement détériorées depuis juin dernier. Un contexte qui n’est pas sans rappeler celui qui prévalait entre l’AMDH et l’État marocain durant les années 80 et 90.
Fin janvier, la police faisait irruption dans un hôtel de la capitale pour empêcher le tournage d’une émission de la chaîne France 24/arabe, consacrée à la satire au royaume, sous prétexte qu’elle n’était pas autorisée par le CCM.