Face
à la crise de l’enseignement, les établissements privés fleurissent
dans les grandes villes. La qualité n’est pas toujours au rendez-vous.
En 2015, Salim et ses camarades ont été chassés de l’école Ibnou Abbad, un établissement primaire public du centre de Casablanca. « Du jour au lendemain, ils ont rasé l’école et entassé les élèves dans d’autres établissements où ils sont désormais cinquante par classe », raconte la mère de cet élève de CM1. Un an plus tard, le site a été transformé en résidence universitaire privée. Dans ce quartier, quatre autres écoles primaires ont subi le même sort : vendues à des groupes immobiliers attirés par le prix du foncier, parfois abandonnées ou squattées par des sans-abri.
Lire aussi :
L’école africaine idéale, par Odon Vallet
Au total, plus de 200 écoles publiques ont fermé leurs portes depuis 2008 au Maroc, dont 135 établissements primaires, principalement dans les grandes villes, à Casablanca et à Rabat. Des centaines d’enfants ont été envoyés dans d’autres établissements où les classes peuvent atteindre
jusqu’à 70 élèves.