Portrait
Maud Vergnol, 20/6/2016
L'Humanité
Gardien de la paix aux renseignements intérieurs, Alexandre Langlois paie cher son engagement à la CGT police.
Sur
le papier, Alexandre Langlois correspond bien au portrait-robot du
« policier type » tel que dessiné par les statistiques : « Homme, blanc,
35 ans, provincial. » Il est originaire de Nantes, élevé dans une
famille de la classe moyenne. À 34 ans, le gardien de la paix aux
renseignements intérieurs est père d’une petite fille et vit dans les
Yvelines. Voilà pour la déposition. Et la surface des choses. Tiens, un
fond d’écran de téléphone Che Guevara… Et cet autocollant CGT, qui
dépasse de la poche de son imperméable noir. Et puis, cette fiche
d’évaluation, qu’il nous tend d’un air déterminé. Où l’on découvre le
refus de sa hiérarchie de lui attribuer une notation ou une formation,
au motif qu’il est syndiqué à la CGT police.
C’est vrai qu’Alexandre ne rentre pas dans les cases.
Depuis qu’il est syndiqué, il adresse un rapport annuel à ses supérieurs
sur tous les dysfonctionnements et autres petits arrangements avec la
loi qu’il refuse de cautionner.
