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mardi 14 octobre 2014

15 octobre : carton rouge au Makhzen des 86 sections de l'AMDH

Aziz Akkaoui, AMDH
Demain 15 octobre
86 sections de l'association marocaine des droits humains organiseront des rassemblement à travers le pays et à l'étranger le mercredi 15 octobre pour adresser un carton rouge à l’État marocain.

Depuis déjà des mois l’État se livre à une vilaine et mesquine gymnastique de harcèlements et d'interdictions des activités de l'AMDH en particulier et du collectif des droits humains en général !
Les observateurs et militants des droits humains, aussi bien au Maroc qu'à l’étranger ,sont écœurés par ces agissements makhzeniens et estiment que le makhzen fonce à grande vitesse vers sa perte inéluctable !

jeudi 15 mars 2012

Rif : répression pour ceux qui y vivent et pour ceux qui les soutiennent !

Boukidan_sous-état_de_siège_de_jour_et_de_nuit

par ZAWIRIF le 13/3/2012, facebook

tant que la démocratie n'est pas instaurée.
tant que les abus et la corruption sont monnaie courante.
tant qu'il y aura une seule personne qui prend des décisions au nom de nous tous sans rendre de comptes à quiconque.
cela va continuer.
les Marocains en ont marre.
les chômeurs sont là pour pointer du doigt vers les politiques en faillite du régime.
les internautes sont en train de montrer aussi les aberrations du régime actuel.
la mainmise sur des pans entiers de l'économie marocaine.
tout cela ne va plus passer sous silence...
http://youtu.be/YCOpFJ7b4hw
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Par Demain avec Reuters, 14/3/2012

Une manifestation en soutien aux Rifains dispersée brutalement à Rabat
Femme molestée par la police lors d'une précédente manifestation à Rabat (Photo DR)

Rabat.- La police a violemment dispersé mercredi à Rabat des manifestants qui souhaitaient organiser un rassemblement de soutien aux habitants du Rif qui souffrent une violente répression de la part des autorités pour avoir protesté contre leur misérable condition de vie.

Un journaliste et un photographe de Reuters ont vu au moins trois personnes blessées alors que des dizaines de policiers armés de matraques ont poursuivi de nombreux manifestants dans les rues du centre de la capitale marocaine.

Comme à l’époque de Mohamed V et Hassan, deux rois qui ont commis des crimes contre l’humanité dans cette région, l’actuel souverain a donné libre cours à ses milices pour casser du Rifain.

Pour le moment, il n’y a pas encore de morts.

Demain avec Reuters

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=15034
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Infos facebook
par Ibtissame Betty Lachgar

Rabat : Le sit-in devant le Ministère de la Justice (Affaire Bellirej) violemment annulé ; celui devant la Wilaya pour lutter contre les violences policières, exception marocaine : forte répression et coups de matraques en veux-tu en voilà ! Amina Bridaa a été tabassée. Je m'en sors sans coups. 
Je salue donc la transition démocratique !

Joe Ayoub:  Maintenant tabassage près du siège du PJD !

samedi 3 décembre 2011

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à une journée de colère le 4 décembre 2011


Depuis le 20 février 2011, le peuple marocain s'est soulevé, à l'instar des peuples de la région pour revendiquer la liberté, la dignité et la justice sociale.
Plus de 60 villes et villages au Maroc ont connu des  manifestations pour appeler au boycott.
Le Mouvement marocain du 20 février ne cesse de réclamer haut et fort un vrai changement démocratique, qui passe par :
- Une constitution démocratique élaborée par une assemblée constituante élue par le peuple
- La dissolution du parlement et la destitution du gouvernement, ainsi que la mise en place d'un gouvernement de transition chargé d'initier les revendications du Mouvement du 20 février
- La séparation effective des pouvoirs
- Le jugement des responsables des crimes économiques et politiques contre le peuple marocain
- La libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion

Face aux revendications légitimes du Mouvement du 20 février, le régime despotique au Maroc n'a de réponses que par la répression, les arrestations, les intimidations et même les assassinats à l'encontre des militant(e)s du Mouvement, ainsi que par le mépris de la volonté populaire par l'octroi d'une constitution anti-démocratique et l'organisation d'une mascarade électorale pour légitimer et renforcer son despotisme et étouffer la colère populaire.

Objectif raté ! Les élections législatives du 25 novembre constituent un échec des réformes annoncées par le palais royal. La veille et le jour même des élections, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes marocaines appelant au boycott de cette mascarade. D'autres sont d'ores et déjà prévues pour les week-ends prochains pour dire haut et fort que les Marocains ne sont pas dupes.

Le taux d'abstention qui a atteint 55% selon les chiffres officiels exprime un désaveu de la politique officielle et rappelle la nécessité d'un vrai changement démocratique, loin des mesures en trompe l'œil.

Fidèle à ses revendications initiales, le Mouvement marocain du 20 février continue sa lutte jusqu'à la satisfaction de toutes ses revendications. Il appelle donc à des journées de manifestations dès le 27 novembre et à une journée de colère contre la politique despotique du Makhzen le 4 décembre 2011.

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris-Ile-de-France
appelle à une manifestation
le 4 décembre 2011 
j
La manifestation partira à 15h du Parvis des droits de l’Homme (Métro Trocadéro) en direction de l’ambassade du Maroc, située au 5, rue le Tasse dans le 16ème arrondissement.


Soyez au rendez-vous pour soutenir le Mouvement du 20 février dans ses revendications pour la liberté, la dignité, la justice sociale et un État de droit.

Vive le Mouvement du 20 février
Vive la lutte du peuple marocain 
Paris, le 26 novembre 2011
Contact: m.jaite@gmail.com

Soutenu par : AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, Institut Mehdi Ben Barka, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Maroc Solidarités Citoyennes.

vendredi 22 juillet 2011

Le makhzen, de l’effondrement à l’agonie

 Par Rachid Cherriet, Lakome, Chroniques d'opinion, 22/7/2011 .
A milieu des années 1990 le roi Hassan II du Maroc avait annoncé que le Maroc était au bord de la crise cardiaque. Sur le coup, nous n’avions pas bien saisi s’il pensait à la politique, à l’économie ou au système du Makhzen qui coiffait de sa tutelle le Maroc et les Marocains. Pour comprendre le fond de sa pensée, il fallait bien connaitre la scène politique marocaine. Quinze ans après, le makhzen est confronté directement à une crise sans précédent : Sa tête est mise à prix par la rue qui manifeste depuis six mois à travers tout le pays. « Makhzen dégage » n'est pas seulement un slogan politique, mais une traduction fidèle de son pitoyable état !

Approche de l’effondrement du Makhzen
Cette approche repose sur le constat que le makhzen est une entité politique, ce qui autorise à faire appel à la logique de l'effondrement des États et des entités politiques, phénomène analysé en profondeur par Ibn Khaldoun qui a conçu l’analogie avec les stades de la vie de l’être biologique: petite enfance, jeunesse, âge adulte, et enfin la vieillesse qui précède la mort naturelle.

Ce déroulement passe par cinq phases :
-phase I: Émergence du jeune État sur les ruines d'un état antérieur.

-phase II : Monopole du pouvoir après élimination de ses concurrents, y compris ceux impliqués dans sa création (indépendance/révolution qui broie ses propres leaders)

-phase III : Confort et prospérité.

-phase IV: Baisse de l’alerte et somnolence.

-phase V : Spirale de crises et perte du prestige, effondrement enfin disparition.

Conformément à cette vision, le makhzen dont l’âge approche les quatre siècles, vit aujourd’hui sa cinquième phase Khaldounienne, celle de la décomposition et l’effondrement. Les symptômes de cette phase sont les suivants :

- La force du makhzen a toujours été la faiblesse de ses adversaires, surtout au niveau des ramifications populaires, où il a œuvré pour exclure ses opposants, que ce soit au niveau géographique (les zones non soumises sont qualifiées de zone siba) ou au niveau patriotique quand il faut les diaboliser en les accusant de vivre en dehors du consensus national. Actuellement, c’est le contraire qui se produit : la colère populaire est généralisée à toutes les régions du pays impliquées.

-La crainte commune du makhzen s’est dissipée : l’idée du makhzen omnipotent, tout-puissant et capable de trouver des solutions à toutes le crises, est largement écornée.

-Le prestige s’est affaibli : l’image du makhzen invincible n'est pas nécessairement due à la force et à la puissance, elle est aussi morale et symbolique.

- L'incapacité du makhzen à produire une nouvelle élite à l’époque du tout numérique, du Facebook et de réseaux sociaux. Les élites traditionnelles essaient de rattraper leur retard mais avec la mentalité des années 1950 et 1960.

-L’incapacité du makhzen pour trouver les réponses à l'époque actuelle, encore moins pour le futur proche : il se concentre sur les réponses politiques et néglige les enjeux de société dans leur globalité.

-L’action du makhzen s’est déplacé de l’initiative à la réaction défensive, alors qu’auparavant il monopolisait les initiatives et façonnait à sa guise ainsi l’espace social et politique. Aujourd’hui, il est juste un acteur parmi tant d’autres. Pire, c’est un acteur détesté.

-L'opposition généralisée au makhzen n’est plus localisée : les villes, grandes et petites, les villages et les localités les plus reculées (on a atteint le chiffre de 110) répètent simultanément mêmes les slogans magasin « makhzen dégage ».

-L’incapacité du makhzen à contenir ses adversaires malgré sa machine de propagande qui perd de son efficacité. Les symboles de l’autorité (cheikh, moqaddem, pacha, caid) et les médias ( TV, radio, presse écrite publique et partisane) ne sont plus capables d’encadrer et orienter l'opinion publique en raison de l'émergence de médias alternatifs citoyens.

-La jeunesse, force motrice de la protestation, et aussi première victime de la crise et de l’absence de démocratie et de justice sociale et proie au chômage, se trouve face à un makhzen vieilli. Deux logiques antagonistes et deux vitesses de fonctionnement : la célérité numérique face à la machine traditionnelle makhzénienne. Le langage du présent et de l'avenir contre le vocabulaire périmé du passé.

Psychologie de l’agonie du Makhzen
L’approche de cette agonie se base sur l'hypothèse que le makhzen est un système social avec une facette politique et historique complexe, qui domestique la société et avorte toute vision alternative en dehors de la sienne. Il est erroné de croire qu’elle se limite au champ politique : sa puissance se trouve aussi dans le monopole de la véritable histoire du Maroc des quatre derniers siècles, et sa prétention à incarner la vraie religion et la condition pour la préservation du culte musulman au Maroc. Or, c’est une escroquerie, car l'Islam est avant tout une croyance et une partie de l’identité des marocains qui ne disparait pas quand un pouvoir dynastique remplace un autre ou si un régime fait place à un autre d’une nature différente. Après la chute des royaumes Idrisside, Almoravide et Almohade, l’islam ne s’est pas évaporé…

L’agonie est une phase de la vie de toute entité politique qui est passée par la petite enfance, la jeunesse, l’âge adulte et enfin la vieillesse. L’agonie n'est pas simplement une description politique superficielle ou une exagération, c’est un fait historico-biologique dont les symptômes sont les suivants :

-Absence de temps-makhzen: avant, le makhzen prenait l’initiative et l’autre absorbe et réagit. Aujourd’hui, c’est l’inverse car le makhzen se contente de réagir. Comme il n’a pas l’habitude, le fait de perdre l’initiative le pousse à commettre une série d’erreurs inhabituelles et parfois fatales.

-Expiration de la date de validité : le makhzen devenu stérile, ne produit plus de nouveau projet de société sans pouvoir maintenir l'unanimité forcée qui opérait par dichotomie : zone makhzen / zone siba, inclusion /exclusion par rapport au sein du consensus national. Or comme le makhzen ne sait vivre que dans un modèle de société qu’il a produit lui-même, se retrouver avec des projets en dehors de son agenda et de sa nature monopolisatrice et hégémonique signifie la mort naturelle.

La force du makhzen a toujours résidé dans sa capacité à maîtriser les opposants, les domestiquer et les exclure de la mobilisation populaire et neutraliser autant que possible. Cependant, cette fois-ci la mobilisation contre lui a été trop grande et s’est répandu à travers le pays entier, alors que les élites politiques traditionnelles sont devenues boudées du peuple et objet de méfiance. D’où le boycott populaire du référendum constitutionnel, malgré la mobilisation de moyens médiatiques officiels énormes, et malgré l’entrée en scène de l'institution royale elle-même qui a renoncé ainsi à sa vocation d’arbitrage ! En effet, dans les milieux précaires, le débat autour de la constitution a été réduit à l’obligation de voter Oui en faveur du roi lui-même! Ce qui en dit long sur la profondeur de la crise mortelle qui secoue le makhzen. Ce dernier, affaibli par la mobilisation populaire, a cherché du secours auprès de voyous et de mercenaires qu’il a recruté à la hâte pour tenter d’intimider les forces de changement qui aspirent à la vraie démocratie et à la justice sociale. Ceci n’a fait qu’exacerber les ressentiments anti-makhzen au sein du mouvement du 20 février et parmi ses sympathisants.

Une mort lente mais certaine
Chaque peuple a sa propre culture de la mort et de l’agonie. Le makhzen s’est distingué par un talent et une ruse exemplaires, en appliquant les techniques de la mort lente à ses adversaires. Il est champion des coups bas et des frappes sophistiquées qui ne laissent pas de trace. Il a aussi souvent joué cyniquement avec le facteur temps, étant doué pour appliquer le dicton anglais slow but sure ! Aujourd’hui, le destin lui fait déguster de la même coupe!

Il reçoit des coups humiliants et mortels sous forme de rejet populaire vis à vis de toutes ses initiatives, il perd son sang-froid en entendant les cris de protestation contre ses politiques et ses hommes, il ne peut plus se concentrer alors que le temps joue contre lui et sa répression ne suffit plus puisque chaque jour un nouveau front politique ou social est ouvert ici ou là. Il est vulnérable alors que la colère de la rue est sans précédent, d’où sa récente tendance à sous-traiter un peu de violence en payant des anciens condamnés et des mercenaires, ce qui s’est avéré contre-productif et a alimenté l’hostilité des manifestants.

Le magasin est en train de mourir tranquillement et en silence. Cela peut choquer car les gens s’attendent plutôt à un brouhaha ou vacarme assourdissant. Reste une question : quand va-t-il rendre l’âme ? Va-t-il se résigner ou va-t-il se débattre et s’agiter lors de ses derniers souffles ? Quoi qu’il en soit, la morale islamique nous apprend que nous devons rester dignes devant la mort, même s’il s’agit de celle d’un adversaire, et prier pour que ses derniers instants soient les plus paisibles possibles.


Traduit de l’arabe par Ahmed Benseddik
http://fr.lakome.com/opinion/62-chroniques-dopinion/563-le-makhzen-de-leffondrement-a-lagonie.html