Personne n'a été surpris par le résultat des élections législatives au
Maroc. Le fait que le Parti Justice et Développement, le parti au
pouvoir, ait gagné a déjà été décidée, au préalable, dans les cabinets
du palais royal. De la même manière que le fait que dans la scène
politique marocaine seuls les partis ayant juré fidélité à la corruption
de la monarchie alaouite peuvent y avoir accès.
A l'instar de toutes les élections précédentes, il n'y a pas eu de
surprises dans ces élections soigneusement orchestrées. Depuis son
intronisation en 1999, Mohammed VI, grâce au soutien de la France, a
perfectionné l'art de créer une façade démocratique. Paris doit
présenter le Maroc comme la seule démocratie au Maghreb pour justifier
son soutien à Rabat dans son occupation du Sahara occidental et ses
violations des droits de l'homme dans l'ancienne colonie espagnole.
C'est pour cette raison que, ces dernières années, des changements
superficiels ont été menés afin de faire semblant de respecter les
normes et les standards internationaux, mais en laissant, dans la
pratique, tout le pouvoir entre les mains du roi.

