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jeudi 18 juin 2015

Les autorités évacuent Bouya Omar, certaines familles s’insurgent



L’évacuation de Bouya Omar qui a commencé le jeudi 11 juin devrait durer quatre semaines. Mais elle ne se fait pas sans heurt.

El Houcine El Ouardi passe à l’acte. Après avoir promis de mettre fin au tristement célèbre site d’internement de Bouya Omar, le ministre de la santé a lancé, jeudi 11 juin, l’ « opération de la dignité », censée mettre un terme à l’internement de centaines de malades mentaux autour du mausolée situé à quelques 80 kilomètres de Marrakech.
L’évacuation du site devrait toutefois durer quatre semaines. Sur place, un impressionnant convoi d’ambulances stationne à proximité du mausolée, prêt à transporter, au compte goute, les malades. Une dizaine de camions de pompiers, des gendarmes et des forces auxiliaires étaient également fortement présentes sur les lieux pour prévenir tout débordement. Les proches d’une soixantaine d’internés  étaient également sur place.
 Une partie d’entre eux n’a pas hésité à exprimer leur désapprobation de l’opération lancée par le département d’El Ouardi. « Où est-ce que je vais mettre mon fils maintenant. A Bouya Omar au moins il se portait bien et avait même arrêté de fumer du Hashish », s’est emportée une femme, dont le fils devait être évacué vers un hôpital de Safi. Une autre femme, dont le frère devrait être transféré à Kenitra, s’est insurgé contre cette décision : « à Kenitra, il n’y a même pas de département psychiatrique digne de ce nom. Pourquoi ne l’envoient-ils pas à l’hôpital Rhazi de Rabat, mieux équipé et plus réputé?».
Le  délégué provincial du ministère de la santé de la province de Kelaat Sraghna, le Dr Oudghiri et le directeur régional du ministère dans la région de Marrakech, le Dr Azenjar ont eu la lourde charge de superviser une opération qui, dans la seule journée du jeudi, a vu le transfert de quelques soixante malades.
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Publié le 11/4/2014 

Au Maroc, des malades mentaux attendent d'être libérés de leurs «démons»

La difficulté à fermer Bouya Omar renvoie au... (PHOTO FADEL SENNA, AFP)
La difficulté à fermer Bouya Omar renvoie au profond ancrage de certaines croyances dans la société marocaine, comme celle des génies («djinn»), bons ou mauvais, cités dans le Coran, quand bien même le texte sacré recommande de ne s'en remettre qu'à Dieu.
PHOTO FADEL SENNA, AFP
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SIMON MARTELLI
Agence France-Presse
BOUYA OMAR
Des cris déchirent de temps à autre le silence pesant du mystérieux mausolée de Bouya Omar, au Maroc. Derrière les hauts murs, des âmes troublées de malades mentaux attendent d'être délivrées des «démons» qui les possèdent.