Des transferts de fonds illégaux du clan Alaoui font également partie des révélations
Le «snowden» marocain a mis à nu les agissements du
royaume qui est prêt à tout pour nuire à l’Algérie et continuer son
processus de colonisation du Sahara occidental!
Depuis le 3 octobre dernier, le Maroc a son WikiLeaks! En
effet, «Chris_Coleman24» est un compte Twitter révélant des documents
confidentiels, qui fait sensation sur le Web. Il vise, notamment, des
responsables de la diplomatie marocaine et la Dged (les services de
contre-espionnage marocain, Ndlr). Ce Julien Assange marocain révèle,
documents à l’appui, les pratiques machiavéliques du Makhzen. Du trafic
d’influence jusqu’à la complaisance avec Israël, rien n’arrête le
royaume pour nuire à l’Algérie et continuer son processus de
colonisation du Sahara occidental. «Chris_Coleman24» nous révèle par
exemple, dans un document publié lundi dernier, la collaboration
marocaine avec l’entité sioniste. Il publie des échanges d’e-mails entre
des responsables marocains et israéliens sur une demande de survol de
l’espace aérien marocain. Chose qui a naturellement été acceptée et cela
afin de permettre à l’Etat sioniste d’espionner l’ennemi commun qui
est… l’Algérie. Chose que confirme le Makhzen dans un tweet avec un faux
compte. «Le Maroc doit collaborer avec Satan si nécessaire pour
garantir ses intérêts supérieurs et neutraliser ses ennemis de l’Est»,
est-il posté par ce compte du Makhzen. Le WikiLeaks marocain révèle
également la coopération existant entre la Dged (Direction générale des
études et de la documentation) et les services secrets israéliens. Une
délégation du Mossad serait venue au Maroc sur invitation de la Dged. En
guise de preuve, Coleman a publié deux copies de passeports israéliens.
Pour appuyer ces propos sur les liens intimes liant le Maroc et Israël,
Chris Coleman, révèle l’information qui fait état d’un dépôt de plainte
du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre tous les pays
arabes…sauf le Maroc!
Le trafic d’influence mené par le Maroc pour acheter des
soutiens dans sa colonisation du Sahara occidental est également mis à
nu. Tout en faisant part des états de crispation entre Rabat et l’ONU
(et l’envoyé personnel de Ban Ki-moon, le médiateur de ce conflit,
Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec
l’administration Obama, Coleman sort des correspondances bancaires et
des fac-similés de pièces d’identités qui démontrent ce trafic
d’influence. Certaines correspondances montrent que des responsables
marocains ont soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont
des Français, pour qu’ils défendent avec vigueur la position de Rabat
concernant la question du Sahara occidental. La Dged a même monté de
faux sites Internet d’information algériens.

