
mardi 18 octobre 2016
Depuis
plusieurs années, nous alertons les pouvoirs publics sur le danger que
fait peser la négociation d’accords visant à libéraliser le commerce et
l’investissement sur la possibilité de mener une politique déterminée et
efficace pour contenir le réchauffement climatique. Ségolène Royal,
Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, s’est récemment
saisi de la question en annonçant qu’elle était en train de « vérifier que le CETA est parfaitement climato-compatible avec l’accord de Paris » et qu’il « contribue bien à l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2 °C ».
Alors que
le CETA pourrait être signé le 27 octobre prochain, en présence du
Premier ministre canadien Justin Trudeau, cette vérification est une
urgence absolue. François Hollande, lors de la conférence
environnementale d’avril 2016, en avait posé les contours : « La
France sera très vigilante (…) pour que les accords commerciaux ne
remettent pas en cause, de manière subreptice, les avancées qui ont été
décidées lors de la COP 21 », précisant que la France ne « pourrait signer des traités commerciaux si les chapitres relatifs au développement durable ne sont pas contraignants ».

