Publié le 17 mai 2016
Le Front national devient le premier parti de France, la Revue Projet lance une campagne de crowdfunding face à un enjeu exceptionnel pour revitaliser le lien social et la vitalité démocratique.
Il séduit les couches populaires et les jeunes. Il perce même dans
des milieux qui s’en pensaient prémunis. Chez les catholiques, 32% des
votants se sont exprimés pour ce parti au premier tour des élections
régionales de 2015 (24% chez les pratiquants réguliers, un chiffre en
forte progression depuis les élections précédentes).
Cette progression interroge largement, jusqu’au sein de mouvements et
associations engagés pour la justice sociale, où les discours
frontistes, quand ils font écho aux causes défendues, peuvent susciter
une certaine confusion. Mais la montée de l’extrême droite en France ne
saurait se résumer au FN. Le discours identitaire excluant, la
construction de la peur de l’autre sont des ressorts utilisés bien
au‐delà.
Où s’arrête aujourd’hui l’extrême‐droite ? Quels facteurs expliquent
sa progression, dans de nombreux pays d’Europe ? Quelles digues ont
sauté ? Qu’expriment les électeurs par ce vote ? Quelles questions
légitimes posent‐ils à notre société ? Quelles réponses apporter ?
Comment expliquer que certains pays, certaines régions ou collectivités
résistent plus que d’autres à la rhétorique extrémiste ? Que faire,
comme citoyen, comme association, comme mouvement ?
