par Luk Vervaet, 20/8/2016
Si Oussama Atar est réellement devenu le « lieutenant
du dirigeant d’Isis Al Bagdadi », comme certains médias le prétendent, ou s’il
est le cerveau derrière les attentats du 22 mars à Bruxelles, ce sera à
l’enquête de le déterminer. La justice existe encore dans ce pays et le
principe “presumed innocent, until proven guilty” est toujours d’application.
Le principe « innocent
jusqu’à preuve du contraire » n’empêche pas certains commentateurs de
faire de la campagne de 2010 “Sauvez la
vie d’Oussama Atar” une complice indirecte des attentats de Bruxelles. Ou
d’accuser les participants à cette campagne de naïveté et d’exiger dès lors un
mea culpa de leur part. Alain Destexhe (MR) va jusqu’à exiger une enquête sur
les responsabilités. Du pain béni pour tous ceux qui rêvent de réduire
définitivement au silence les activistes des droits de l’homme et les opposants
à la guerre et à la torture.

