
| Une Cour GB porte le
cas des imports sahraouis devant la Cour UE |
En référant le cas sur la légalité
douteuse des importations britanniques de produits du Sahara Occidental devant
la Cour européenne de justice, le juge du Royaume-Uni a déclaré que «c’est une
cause défendable d'une erreur manifeste de la Commission [européenne] dans la
compréhension et l'application du droit international pertinent pour ces
accords. »
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Plus tôt cette année,
l'organisation partenaire de WSRW au Royaume-Uni, Western Sahara Campaign
(WSCUK), a engagé une procédure en faisant valoir que le Royaume-Uni permettait
illégalement des produits, en provenance ou traités au Sahara Occidental, à être
importé dans le Royaume-Uni en vertu d'un accord commercial avec le
Maroc.
Le cabinet juridique Leigh Day, agissant pour
WSCUK, affirme que cela est illégal et qu'il est clair que la compétence
territoriale marocaine ne se prolonge pas au territoire du Sahara Occidental ni
à la mer territoriale adjacente au Sahara Occidental. Par conséquent, les
marchandises et les produits fabriqués au Sahara Occidental ne doivent pas être
traités comme étant originaires du Maroc pour l'application de tarifs
préférentiels ou autres avantages conférés sur les produits marocains par
l'Union Européenne. La même chose est vraie dans la mer située au large des
côtes du Sahara Occidental en ce qui concerne les quotas de pêche
alloués.
Dans son jugement hier, M. Le honorable juge Blake a déclaré : «
Je conclus qu'il y a une cause défendable d'une erreur manifeste de la
Commission dans la compréhension et l'application du droit international
applicable à ces accords. »
Lire le texte intégral de l'arrêt ici (en
anglais).
L'honorable juge Blake attiré l'attention sur « les allégations
de graves violations des droits humains par les autorités marocaines contre les
membres autochtones de la population sahraouie ». Il a également noté, « les
rapports de la discrimination dans le domaine des affaires et de l'emploi et
d'expression politique contre les Sahraouis autochtones au profit des
ressortissants marocains qui se sont déplacés dans le territoire depuis 1975
».
John Gurr de WSCUK déclare que : « ceci est un pas en avant très
important pour le peuple sahraoui. Pendant trop longtemps, les gouvernements ont
ignoré leurs obligations en vertu du droit international et conclu des accords
avec le Maroc pour exploiter les ressources qui ne lui appartiennent pas et que
le Maroc contrôle par la force militaire ».
Deux États membres de l'UE
ont une position forte sur le sujet des importations du Sahara Occidental. Le gouvernement
néerlandais a affirmé à plus d'une occasion que les produits du Sahara
Occidental ne peuvent pas entrer dans le marché de l'UE étiquetés comme
provenant du Maroc, une position partagée avec le gouvernement suédois. De
même, les pays
de l'AELE n’appliquent pas accord de libre-échange avec le Maroc au Sahara
occidental. Les États-Unis excluent explicitement le Sahara Occidental de
leur coopération de libre-échange avec le Maroc.
À l'heure actuelle, la
Cour européenne de justice examine la légalité tant de l'Accord de partenariat de
pêche UE-Maroc et de l'Accord de libre-échange UE-Maroc couvrant les produits
agricoles, précisément parce qu'ils permettent aux produits du Sahara
Occidental d’entrer sur le marché de l'UE comme s’ils étaient
marocains.
Le Sahara Occidental, dans le nord-ouest de l'Afrique, est
l'objet d'un différend qui dure depuis des décennies entre le Maroc et le peuple
sahraoui. En octobre 1975, la Cour internationale de Justice a rejeté les
revendications territoriales du Maroc sur le Sahara Occidental et a reconnu le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Depuis 1975, le Maroc soutenu
l’installation de ces citoyens au Sahara Occidental, sans doute en violation de
l'article 49 des Conventions de Genève, qui stipule : « La Puissance occupante
ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre
population civile dans le territoire occupé par elle. » L'Organisation des
Nations Unies et des ONG telles que Human Rights Watch, Amnesty International et
le Conseil norvégien pour les réfugiés ont trouvé des preuves de violations des
droits de l'homme.
Mis à jour le: 21.10 - 2015 23:33Imprimez cette page |
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