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mardi 9 août 2011

Présence féminine remarquée lors de la manifestation du 20Février à Casablanca


Par Panoramaroc, 8 août 2011


Le Mouvement du 20F a repris samedi ses protestations, dans des marches organisées dans 40 villes, et qui se sont caractérisées par une augmentation du nombre des manifestants et le retour aux anciens slogans. 
Ainsi, à Casablanca, la marche a commencé au croisement du 2 mars avec boulevard el Fida, se dirigeant vers Hay el Amal, demandant la fin de la corruption et des mauvaises pratiques, de même que la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, mais aussi l'éloignement d'al Himma, Majidi et Abbas el Fassi, revenant au fameux "non à la confusion entre pouvoir et argent". Les marcheurs étaient estimés à 20.000 personnes.
Une forte présence policière était sur les lieux et a contribué à séparer les manifestants du 20F et les partisans de la Constitution, au nombre de quelques dizaines, encadrés par des élus communaux, et qui voulaient visiblement en découdre, n'eût été l'interposition des forces de l'ordre. A noter également que les femmes étaient présentes en nombre, au sein d'al Adl wal Ihsane ; les femmes sont sorties avec leurs maris et leurs enfants, dans ce qui rappelait une excursion dominicale ordinaire, les femmes tenant cependant, et pour la première fois, des bougies.

Le Maroc, membre observateur du CGC, ne condamne pas Bachar al-Assad


Les régimes arabes sortent de leur torpeur : Bachar al-Assad condamné par ses pairs
Par : Djamel Bouatta, Liberté, 9/8/2011

Sous la pression d’Obama, le CCG, la Ligue arabe et Ryad condamnent Damas… Une avalanche de condamnations bienvenue pour les Syriens dont 2 000 ont laissé leur vie depuis cinq mois de manifestations pacifique.

Avec frilosité et certainement sous la pression des État-Unis, des régimes arabes ont enfin daigné s’exprimer sur la répression qui s’abat sur la population syrienne avec une violence inouïe depuis plus de 5 mois. La première réaction arabe a émané vendredi des membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisation régionale regroupant six pétromonarchies arabes et sunnites (Arabie Saoudite, Oman, Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et Qatar).
On aura remarqué l’absence du Maroc pourtant récemment introduit dans le club comme observateur. Dans un communiqué diffusé très largement à travers la presse internationale, le CCG a exhorté le régime syrien à mettre “fin immédiatement à la violence (...) et à l’effusion de sang”. Tout en se disant inquiets face à “la recrudescence de la violence et l’usage excessif de la force qui a provoqué de nombreux morts ainsi qu’un grand nombre de blessés”, le syndicat des rois arabes a également appelé Damas à “la raison et à l’introduction de sérieuses et nécessaires réformes protégeant les droits et la dignité du peuple et répondant à son aspiration”.
Peu importe si chez eux, le mot réforme est considérée comme une hérésie ! Bien qu’elle soit la bienvenue, la réaction du CCG est néanmoins caractérisée par une certaine frilosité. Ses membres ne condamnent pas clairement, par exemple, les assassinats de civils comme cela a été fait par de nombreux pays occidentaux. Mais même tardive et diplomatiquement trop correcte, la réaction du CCG aura tout de même eu le mérite de briser le silence honteux et scandaleux entretenu par les pays arabes autour de la situation en Syrie.
Quarante-huit heures plus tard, la Ligue arabe a appelé à mettre fin immédiatement aux violences de tous genres en Syrie. Le tout frais chef du syndicat des 22 régimes arabes, l’égyptien Nabil Elaraby a appelé les autorités syriennes à mettre fin “immédiatement” à tous les actes de violence et à toutes les opérations de sécurité, en exprimant des préoccupations croissantes sur la situation de sécurité détériorée à cause de l'escalade des violences et des opérations militaires. Il y a encore une opportunité pour mettre en œuvre des réformes en vue de répondre aux aspirations et demandes légitimes du peuple syrien en matière de liberté et de changement, a souligné Elaraby.
Là aussi, ne faut-il pas rappeler la mise en hibernation de la Ligue depuis le déclenchement du printemps arabe ? Et puis si les peuples arabes en sont arrivés à leurs réactions extrêmes, n’est-ce pas parce la Ligue n’avait jamais mis sur son bureau la question de la démocratisation des pays arabes ?
Et faut-il encore faire confiance à une Ligue moribonde qui s’est déjugée pour ses propres réformes pourtant de façade ? Comme pour ne pas démentir cette impression que la pluie de critiques contre Damas a été concoctée ailleurs, voilà que le roi Abdallah d'Arabie Saoudite a rappelé son ambassadeur en Syrie pour consultations, et a demandé, dans un ton inhabituellement sévère à son égard, au régime syrien d'arrêter la machine de mort et l'effusion de sang, et de faire valoir la raison avant qu'il ne soit trop tard.
Le royaume saoudien ne peut aucunement accepter ce qui se passe en Syrie. L'événement ne se prête à aucune justification, a expliqué le souverain, dimanche, estimant que le pouvoir syrien peut mettre en œuvre des réformes globales et rapides pour sortir le pays de la vague de violence qui le secoue.
Le roi qui a volé au secours de sa “province bahreïnie” pour stopper le printemps arabe sur le point de bouter la famille princière régnante, est devenu réformateur !
Décidément, les révoltes arabes ne sont pas qu’imprévisibles, elles poussent les wahhabites en grande partie responsables de l’arriération de sociétés arabes et de leur immersion dans le salafisme, voire dans l’islam radical, à prôner des réformes et des ouvertures démocratiques ! C’est toujours ça de gagné, quant le roi d’Arabie Saoudite et ses coreligionnaires du CCG exigent d’appliquer des réformes. Ne faisons pas la fine bouche.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=160650

lundi 8 août 2011

Le SNPM appelle à l'arrêt des poursuites à l'encontre de journalistes

par MAP, 07/08/2011 
Driss Chatan
Dans un communiqué, le syndicat revient sur l'enquête diligentée à l'encontre du directeur de l'hebdomadaire Al Michaal, Driss Chahtan, accusé de publication d'une information fausse, l'interrogatoire du rédacteur en chef du même hebdomadaire, Abdelaziz Koukass, et de l'auteur de l'article en question, ainsi que sur l'enquête judiciaire diligentée à l'encontre du directeur de publication de l'hebdomadaire Al Oussboue Assahafi, Mustapha Alaoui, au sujet de la publication d'articles sur une supposée intervention de certaines parties dans la nomination de walis et de gouverneurs.

Le syndicat indique également qu'il a suivi avec une grande préoccupation les interrogatoires marathoniens auxquels ont été soumis Chahtan et Koukass, ajoutant que la procédure suivie lors de ces interrogatoires est une forme d'arrestation déguisée.

Le syndicat impute la responsabilité de ces pratiques au gouvernement marocain, qui a diligenté ces enquêtes en contradiction flagrante avec les principes de la nouvelle constitution.

Le SNPM a, en outre, fait savoir qu'il adressera des lettres au Conseil National des droits de l'Homme, au chef du gouvernement et aux ministres de la Justice, de l'Intérieur et de la Communication, afin qu'ils "assument leur responsabilité vis-à-vis de ces violations".

Le SNPM appelle les différentes instances politiques et de droits de l'Homme ainsi que la Fédération marocaine des éditeurs de journaux "à faire face à ces violations flagrantes de la liberté de la presse et des droits de l'Homme".

Moujahid, SG du PSU : "Organiser des élections n’est qu’une fuite en avant"l

Par lakome.com, 5/8/2011

Mohamed Moujahid est secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU). Lakome revient avec lui sur la situation politique au Maroc, les prochaines élections et le positionnement de son parti dans l’échiquier politique.

Lakome : Des élections législatives se préparent pour l’automne prochain, serez-vous de la partie ?

Mohamed Moujahid : Nous en avons discuté lors de notre dernier Conseil national du 10 juillet et nous n’avons pas encore tranché. Au-delà de la question de notre participation, le processus politique ne convainc plus personne. Organiser des élections exige un climat propice à l’exercice de la démocratie. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Hélas, il n’y pas de volonté pour comprendre ce qui se passe dans le pays et réagir comme il se doit. Ce qui fait que le Maroc reste ouvert sur tous les scénarios.

Quelles sont les réformes à entreprendre pour avoir des élections libres et transparentes ?
Nous ne contestons pas seulement la date de la tenue des élections. Nous ne partageons pas la vision qui prévaut actuellement. En premier lieu, la supervision des élections doit être confiée à une instance indépendante et non pas à l'Intérieur. Il faut aussi élargir le nombre potentiel des électeurs à 21 millions, au lieu des 13 millions actuels, et le vote doit se faire avec la carte d'identité nationale seulement. Il faut de plus créer un dialogue sérieux sur la loi électorale, le découpage et le mode de scrutin. En somme, toutes les règles du jeu politique doivent être revues en profondeur, d'autant plus que l’expérience du référendum était très loin d’être transparente.

Comment évaluez-vous le travail effectué dans la préparation des élections ?
Nous avons boycotté les réunions de l’Intérieur sur ce sujet car le contexte et la manière dont se sont préparées ces rencontres ne sont pas nouveaux. Sur le fond, l’Etat propose des réformes cosmétiques sur la loi des partis mais qui ne touche pas le cœur du problème.

Où se situe ce problème selon vous ?
Tant que le processus électoral sera dominé et orienté par l’Intérieur, le jeu restera faussé et même préparé à l’avance. Dans cette configuration, les avis des partis ne sont que secondaires. Dans le contexte de l’après-20 février, on ne peut plus accepter de prendre part à des élections avec l’ancienne logique. L’Etat devrait arriver à cette conclusion qu’il ne peut pas être juge et partie.

Pourtant l’Etat et la grande majorité des partis se dirigent vers des élections l’automne prochain et c’est ce à quoi le roi a appelé dans son dernier discours…
De notre point de vue, il est inconcevable de s’engager dans de nouvelles élections avant de rompre définitivement avec l’absolutisme et le népotisme. Ces deux revendications majeures du 20 février doivent être réalisées. Organiser des élections n’est qu’une fuite en avant. L’ancien système ne peut plus prévaloir dans la situation actuelle. Comme se fut le cas en 2007, le taux de participation risque d’être ridicule et fera de ces élections un événement à la marge de la société marocaine. Organiser des élections avant de tourner la page de l’absolutisme régnant est même un danger pour le pays.

Depuis le 20 février, le PSU s’est-il radicalisé, en virant encore plus à gauche ?
Nous sommes un parti de gauche et nous ne sommes ni plus ni moins radicaux qu’avant. Nos propositions politiques restent les mêmes. La monarchie parlementaire est une revendication qui ne date pas du 20 février. Nous l’avons proposée en 2002, lors de notre Congrès constitutif. En 2006, nous avons présenté un mémorandum constitutionnel à l’Etat, qui a refusé de le recevoir. Le reste de nos revendications est connu : des élections libres et transparentes, des partis indépendants de l’Etat, la justice sociale et le respect des droits de l’homme dans leur universalité. Ces choses constituent nos revendications d’aujourd’hui au sein du 20 février. La nouveauté, c’est qu’en 2002 et 2006 nous espérions que notre pays avancerait dans le sens de l’Histoire. Sauf qu’en 2007, on a constaté que l’Etat n’avait aucune volonté réformatrice. Nous avons assisté au discours sur « la monarchie exécutive » et à la création d’un nouveau parti de l’administration avec le soutien symbolique, politique et médiatique de l’Etat. On se dirigeait vers un modèle à la tunisienne. Or, aujourd’hui ce modèle a échoué. Actuellement, l’Etat ne fait que du bricolage à partir de son ancienne tactique.

http://fr.lakome.com/politique/42-actualites-politique/616-moujahid-sg-du-psu-lorganiser-des-elections-nest-quune-fuite-en-avantr.html

Mouvement du 20 février : Des revendications qui font l'unanimité

Des revendications qui font l'unanimité

Le ramadan, bon pour la répression ?

Par Mohamed Zaaf , 4/8/2011

Dans le sultanat voisin, où règnent le commandeur des croyants et la chira, on observe, à l'image des pays musulmans, le jeûne durant le ramadan. Du lever au coucher du soleil, on résiste pendant tout un mois aux tentations, on se passe des plaisirs, on chasse au loin les vices et on s'efforce à plus de piété. Ne dit-on pas que les satans sont enchaînés durant ce mois sacré ? Un mois où le Maroc succombe juste à son petit pêché mignon : la répression. Là, c'est plus fort, on ne peut s'en priver ni surtout en priver les malheureuses populations sahraouies dans les territoires occupés du Sahara occidental. Car pour les Marocains, casser du Sahraoui est devenu avec le temps un acte culturel, voire un acte patriotique auquel colons et makhzen s'adonnent à qui mieux mieux.

L'ONU, le Conseil de sécurité et ses fameux redresseurs de torts ? Ils ne bougent point malgré les plaintes régulières de la direction du Polisario. Paris s'oppose à la protection des droits humains au Sahara occidental et que Ban Ki-moon ramène un général de division du Bangladesh pour le placer à la tête de la MINURSO, cela n'arrêtera pas le viol révoltant des droits de l'homme. La France y veille scrupuleusement, elle qui prétend bombarder pour protéger ces mêmes droits en Libye.

" C'est la première fois qu'une démocratie aura vraiment appliqué ce devoir de protection des civils pour lequel je me bats avec d'autres depuis 35 ans… ", tenait à signaler Bernard Henri Lévy, le "filousophe" francosioniste. Et il faut peut-être lui rappeler que 35 ans c'est la durée de la colonisation marocaine du Sahara occidental et que jamais il n'a émis une syllabe pour parler du "napalm" et des tonnes de "gentillesses" lâchées courageusement sur Aminatou Haider et ses compatriotes.

La récente punition marocaine des civils sahraouis à Boujdur et à El Ayoun trahissent chez le makhzen un état d'esprit plus intransigeant que jamais qui n'encourage pas à l'optimisme. Choisir ce moment pour réprimer c'est peut-être aussi une façon marocaine de souhaiter la bienvenue au nouveau chef de la MINURSO. Ou tout simplement de lui rappeler ses limites.

http://www.spsrasd.info/fr/content/le-ramadan-bon-pour-la-r%C3%A9pression

A CEUX ET CELLES QUI ......


Par Samira Kinani, 6/8/2011
ALORS QUE LES REVENDICATIONS
DU PEUPLE MAROCAIN
SES ASPIRATIONS
SES DROITS
SONT IGNORÉS
ET AVEC UNE ARROGANCE
QUI DÉPASSE LES BORNES...
ALORS QUE DES MILLIERS DE MILITANT/ES
BATTENT LE PAVÉ
PAR CES NUITS CHAUDES
ET RAMADANESQUES
DÉFIANT LA RÉPRESSION
DÉFIANT LBALTAJIA
/QUI EN TOUTE IMPUNITÉ
INSULTENT /FRAPPENT MÊME
SURS DE L IMPUNITÉ DONT ILS JOUISSENT
/LYOUM/ILS ONT JETÉ DES PIERRES/DES ŒUFS SUR LA MARCHE DE RABAT/...
ALORS QUE DES JEUNES
ESSAIENT PAR LES MOYENS DU BORD
DE TOUCHER LE MAX DE LA POPULATION
ESSAYANT DE DISCUTER
ESSAYANT D EXPLIQUER
ESSAYANT DE CONVAINCRE..
ALORS QUE NOTRE PEUPLE
A BESOIN DE TOUS SES ENFANTS
POUR RÉFLÉCHIR LE CHANGEMENT
POUR RÉFLÉCHIR LA MOBILISATION
CELLE DES SYNDICATS
OUVRIER/ES/ÉTUDIANT/ES
ET AUTRES FORCES DE CE PEUPLE..
ALORS QUE LE RÉGIME
UTILISE
TOUS LES MOYENS
POUR DISCRÉDITER CE MOUVEMENT INÉDIT
DANS L’ HISTOIRE DU MAROC
DÉNIGREMENT/MENSONGES/RÉPRESSIONS...
CERTAINS ONT CHOISI UNE VOIE
QUE JE N’ ARRIVE TOUJOURS PAS À COMPRENDRE
INSULTER/SEMER LE DOUTE/DÉNIGRER...
UTILISANT UNE PHRASÉOLOGIE
QUI SE VEUT DE GAUCHE
PARTANT DE QUESTIONS LÉGITIMES/CERTES
MAIS ABANDONNANT LE TERRAIN
LE VRAI LIEU
OÙ ON PEUT RÉPONDRE
OÙ ON PEUT DÉFENDRE
SES PRINCIPES
PAR LA MOBILISATION ACTIVE
PAR L’ ENGAGEMENT EFFECTIF
PAR LA PRÉSENCE QUOTIDIENNE
S’ EN PRENANT À CE MOUVEMENT
QUI MALGRÉ
TOUTES LES EMBÛCHES
CONTINUE SON CHEMIN....
S’ EN PRENANT A CEUX
QUI EUX
SONT SUR LE TERRAIN
À CEUX LÀ
À CELLES LÀ
JE DIS :
NOTRE PEUPLE EST À LA CROISÉE DES CHEMINS
ET L’ HISTOIRE NE PARDONNERA PAS
L’ HISTOIRE N’ OUBLIERA PAS
ET NOTRE PEUPLE
NE LEUR PARDONNERA PAS.
DE RETARDER SA MARCHE
EN LE FRAPPANT DANS LE DOS …
JE DIS RETARDER
CAR ILS NE L’ ARRÊTERONT PAS
ON N’ ARRÊTE PAS UN PEUPLE
ASSOIFFÉ DE LIBERTÉ
ASSOIFFÉ DE DIGNITÉ
DE JUSTICE SOCIALE

Safi : ce qui s'est réellement passé le 1er août 2011

SAFI : Quand LES JEUNES RECLAMENT DU TRAVAIL, L’ETAT REPOND PAR ARRESTATIONS ET JUGEMENTS

Par Souad Guennoun, Attac Maroc, 6/8/2011
Des manifestations violemment réprimées se sont déroulées à Safi le 1er août 2011. Safi est un port de pêche situé sur la côte atlantique marocaine. C’est aussi une ville industrielle : conserveries, usine chimique Maroc phosphore, industries textiles, toutes concentrées dans le quartier Sud de la ville et, en ce qui concerne les conserveries et le textile, durement touchées par la crise internationale. A cela s’ajoute les pollutions provoquées par les rejets de l’industrie chimique qui ont aussi provoqué des fermetures d’usines. Le port de Safi à lui seul employait 15000 ouvriers, il n’en reste plus que 2000 actuellement. La crise du textile a causé la fermeture de 3 usines qui employaient 1400 ouvrier-e-s. A peine 400 ouvriers saisonniers continuent à travailler dans les conserveries. On estime que 72 000 familles sont affectées par le chômage.

Des lueurs d’espoir avec le mouvement du 20 février
Mais des lueurs d’espoir apparaissent avec le mouvement du 20 Février. La région Asfi- Sud a connu depuis cette date 32 marches populaires avec pas moins de 5000 manifestants, à majorité des jeunes. C’est dans ce quartier qu’habitait Kamal Oumari, enlevé lors d’une de ces manifestations et mort suite aux tortures qu’il a subies le 2 juin 2011. Son enterrement a été suivi par des dizaines de milliers de manifestants qui réclamaient le jugement de ses tortionnaires.

Safi est aussi l’une des villes où le taux de boycott a été le plus élevé lors du dernier référendum constitutionnel car les agents de l’administration n’ont pas pu y mener aussi aisément leur campagne d’intimidation et de propagande.

Par ailleurs, les syndicats des travailleurs liés à l’OCP (Office Chérifien des Phosphates), avec le soutien du mouvement du 20 février, ont organisé une manifestation de plus de 3000 ouvriers. Suite à cette lutte, ils ont obtenu une importante augmentation du salaire, ce qui a encouragé les habitants de la région à s’organiser, manifester et affronter la peur.

Les jeunes et les chômeurs du quartier veulent du travail:
Depuis plusieurs années, 4 associations de chômeurs luttaient pour le droit au travail : l’ANDCM (ass. Nati. Des diplômés Chômeurs, Association des licenciés chômeurs, association des travailleurs chômeurs, Association des victimes de l’affaire Anajat. Après le 20 Février, deux autres groupes : Alliance des fils de retraités de l’OCP et la coordinations des lauréats des instituts techniques ont été créés. Toutes ces associations ont signé un accord avec le gouverneur de la ville, l’ANAPEC (Agence pour l’emploi) et l’OCP pour l’embauche des jeunes. Les jeunes se sont organisés pour présenter des listes de candidatures à la préfecture mais devant le refus des responsables de la préfecture de prendre ces listes, ils ont organisé, le 1er août dernier, un sit-in devant la préfecture et le blocage des trains de l’OCP.

Ce même jour, les habitants du quartier Kawki organisaient un rassemblement contre l’augmentation des factures d’eau et d’électricité devant le siège de la compagnie qui a délégué le contrôle des compteurs depuis le mois de mai 2011 à une société privée.

Les forces de l’ordre nombreuses ont cerné le quartier et attaqué les manifestants, chargé et poursuivi les jeunes dans tous les quartiers- sud, toute la population s’est retrouvée cernée et attaquée. Les affrontements violents ont duré toute la journée du 1 août et se sont poursuivis toute la nuit. Deux postes de police ont été incendiés. Les manifestants disent avoir vu des hommes cagoulés descendre d’une voiture appartenant à l’OCP, remettant en question la version officielle qui incrimine les jeunes des quartiers.

14 arrestations ont été opérées, en voici la liste (on y note la présence de plusieurs mineurs) :
-Amine Bouladam, élève, né en 1993
-TAabane Ali, artisan, 1982
-Mehdi Anouane, coiffeur, 19ans
-Miloud Elabti, marchand ambulant, 1980
-Bentir Mohcine, élève coiffeur, 1993
-Karim Boujamaa, élève ; 1993
-Azi Benchrifa, élève, 1993
-Zaid Adile, diplôme et chômeur, 1981
-Candi Abdelkrim, chômeur, 1987
-Fidadi Abdelkader, chômeur, 1979
-Omar Martal, chômeur
-Touzani, handicapé mental,

Les chefs d’inculpation : constitution bande criminelle, incendie de lieux publics, rassemblement armé, désobéissance, coups et blessures sur agents d’autorité en fonction, blocage du train, destructions des biens publiques et saccage des biens

Le jeudi 4 aout, ils ont été présentés devant le tribunal, le jugement a été reporté au 11 aout 2011

Solidarité avant tout
Il convient de rappeler que ces arrestations ne sont pas les seules

A Bouarfa, dans l’est du Maroc, suite à une intervention violente des forces de répression le 18 mai 2011, dix militants dont les syndicalistes Kabouri et Chennou, ont été condamnés à l’issue d’un jugement inique à 2 et 3 ans et purgent leur peine

Dans la ville minière de Khouribga, au centre du Maroc, des affrontements ont opposé des manifestants revendiquant du travail à l’OCP et les force de l’ordre le 6 juillet dernier, suite à des promesses d’embauches non tenues.

Le Maroc, loin des caméras et des médias vit une situation d’insurrection. Les jeunes et moins jeunes des villes et quartiers défavorisés sont en révolte permanente. Sans travail, sans logement, sans droit, sans justice sociale, ils se retrouvent dans les rues depuis le déclenchement du mouvement du 20 février.

Mais le pouvoir et le makhzen n’ont pour réponse que répression et condamnations, élections truqués et mascarades pour gagner du temps. Jusqu’à quand ?

Brisons le silence ! Solidarité et liberté pour les détenus !Jugement des tortionnaires .

dimanche 7 août 2011

Premier forum social jeunesse Maghreb-Machrek tenu à Bizerte

Pour un large front de la jeunesse arabe insurgée

De notre envoyé spécial, Bizerte (Tunisie) 6.8.11 

C’est une véritable cure de jouvence que celle que nous a offerte une partie de l’élite juvénile maghrébine et arabe.

Une cinquantaine de jeunes issus du mouvement associatif du Maghreb et du monde arabe se sont réunis les 29 et 30 juillet derniers en Tunisie pour évoquer le rôle de la jeunesse dans les processus démocratiques en cours dans la région.

Première rencontre du genre, la «conférence de Bizerte» promet d’être le prélude à un large mouvement à même de fédérer toutes les forces vives du Maghreb et du Moyen-Orient autour d’un front de résistance démocratique commun.
C’est une véritable cure de jouvence que celle que nous a offerte une partie de l’élite juvénile maghrébine et arabe à l’occasion du premier forum social jeunesse Maghreb-Machrek. Une rencontre qu’a abritée la ville de Bizerte, en Tunisie, les 29 et 30 juillet derniers, autour du thème «Le rôle des jeunes dans la transition démocratique», et qui a regroupé une cinquantaine de participants issus principalement du mouvement associatif et des ONG. Six militants associatifs algériens, convient-il de le souligner, ont pris part à cet important rendez-vous : Abdelouahab Fersaoui (RAJ), Abdelhak Ladjini (RAJ), Imed Boubekri (LADDH), Abla Saâdi (Association algérienne des femmes démocrates, AFAD), Sofiane Baroudi (Comité national pour la défense des droits des chômeurs) et Menad Taklit (Mouvement des étudiants). Le complexe touristique Sidi Salem de Bizerte s’est transformé à l’occasion en une sorte d’université d’été de la jeunesse guévariste et altermondialiste arabe. Une grand-messe militante, où la fièvre révolutionnaire a pimenté les tonalités estivales inhérentes à ce genre d’établissement, plutôt habitué à servir de lieu de villégiature en cette saison du farniente.

Les émules arabes du Che
L’icône d’Ernesto Che Guevara se décline sur tous les t-shirts, et sous mille et un avatars. Les coiffures rasta refont surface. Guitare en bandoulière, les plus fervents nous égaient d’un medley de chants révolutionnaires que l’on croyait révolus. Cheikh Imam, Marcel Khalifa ou encore les poèmes impertinents de Mahmoud Darwich et autres Fouad Negm sont repris en chœur à tout bout de champ, sans oublier le désormais incontournable «echaâb yourid isqat ennidham». Remise au goût du jour, l’Internationale est conjuguée à tous les tons et à tous les dialectes. Tout au long du trajet qui nous a conduit d’Alger à Bizerte via Tunis, Sofiane et Menad nous serviront gaiement, pour leur part, tout le répertoire musical algérien engagé, de Debza à Amazigh Kateb. Et chaque groupe de sortir les hymnes enfouis dans sa mémoire de résistance, et relayés de génération en génération par des contingents entiers de militants.

Vive impression d’un congrès de la gauche arabe, où anarchistes, syndicalistes et autres «ismes» gauchisants se côtoient allègrement dans une bonne intelligence pour fomenter quelque plan d’une insurrection future contre le triumvir constitué par l’Autoritarisme, le Patriarcat et le Capital. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César et préciser que cette rencontre est une initiative du Forum social maghrébin (voir encadré) avec un financement de la Fondation Friedrich Ebert.
Dès vendredi soir, les délégations des pays participants ont commencé à prendre leurs quartiers. Comme on peut le deviner, les Tunisiens étaient présents en force. La délégation marocaine était également bien fournie avec, à la clé, de nombreux jeunes issus du Mouvement du 20 février. On déplore, en revanche, l’absence de la majorité des représentants moyen-orientaux. Seuls les délégués du Liban, du Bahreïn, de la Jordanie/Palestine et du sultanat d’Oman ont pu faire le déplacement.
Deux jours durant, les participants ont eu tout le loisir d’échanger leurs expériences en matière de lutte citoyenne. Ils ont décortiqué les situations politiques, sociales, artistiques, dans leur pays respectifs. Ils ont fait le plein d’énergie en affûtant leurs rêves et en se projetant désormais dans un destin collectif, même si celui-ci reste encore à définir. Comme le fait remarquer Imed Boubekri de la LADDH, en citant un proverbe chinois : «Rêver seul, ce n’est qu’un rêve, mais rêver ensemble, c’est déjà la réalité.» Même si aucune stratégie claire ne s’est dégagée à l’issue de ces deux jours, il n’empêche que cette conférence de Bizerte a eu le mérite de dessiner les contours d’un front commun de résistance démocratique, un début de plateforme autour d’un noyau dur régional et d’un réseau jeunesse Maghreb-Machrek sans frontières, solidement arrimé à la modernité et ayant résolument foi dans l’avenir.

Une transversalité exceptionnelle pour de nouveaux protocoles de résistance tenant compte du potentiel jeunes dans les sociétés de la région, un potentiel qui a largement fait ses preuves, au demeurant, au plus fort des révolutions tunisienne et égyptienne, sans parler de toutes les autres contestations en marche, de Casa à Damas en passant par Alger, Benghazi, Sanaa et Manama, etc. L’occasion d’une grosse émulation donc que ce forum de Bizerte où pour la première fois – on ne se lassera pas de le répéter – un tel rassemblement de jeunes se tient, et sous la bannière de la Tunisie libre. Tout un symbole !

Quel modèle de transition démocratique ?
La matinée de la première journée a vu la programmation de deux conférences liminaires qui se sont tenues dans une magnifique bâtisse ancienne dénommée «Dar Sidi Djelloul». La première conférence, donnée par Moufida El Missaoui, a pour titre : «Quelques expériences de transition démocratique». La deuxième sera animée par l’emblématique avocat et vice-président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme, Anouar El Kousri, sous le titre : «Les mécanismes de la transition démocratique». Deux communications plutôt théoriques donc qui vont se proposer de donner un aperçu de quelques expériences démocratiques marquantes de par le monde. « Nous sommes mis en demeure de fonder un projet démocratique en s’inspirant des modèles existants, tout en gardant à l’esprit que chaque expérience démocratique a ses spécificités», souligne Moufida Missaoui, avant d’ajouter : «La Tunisie a tout pour être un modèle pour d’autres pays en termes de transition démocratique, aussi nous nous devons d’être très vigilants durant cette étape.»

Et de passer en revue les expériences démocratiques en Grèce, en Espagne post-franquiste et au Portugal. Anouar El Kousri, lui, a focalisé son intervention exclusivement sur l’expérience tunisienne, actualité oblige. Le conférencier s’est longuement appesanti sur les nouvelles institutions mises en place après le 14 janvier pour gérer la transition démocratique au pays d’El Bouazizi, en attendant la Constituante du 23 octobre. Il se félicite de ce que pour la première fois en Tunisie des élections vont être organisées sans le ministère de l’Intérieur ni le gouvernement, avec seulement la Haute instance indépendante pour les élections comme maître de cérémonie. Il note que l’une des difficultés à venir va être le financement des partis, particulièrement durant l’animation de la campagne électorale. Et d’accabler la justice en martelant : «La justice est restée en l’état. J’ai eu à plaider devant des magistrats qui, sans exception aucune, n’ont jamais fait preuve d’indépendance de leur vie. Ces mêmes juges qui étaient instrumentalisés par Ben Ali viennent aujourd’hui statuer dans des affaires de corruption et viennent juger les proches de Ben Ali. C’est aberrant !»

Le pouvoir aux jeunes
Les premiers débats s’avèrent passionnés. Yosra Frawes, du Forum des jeunes pour la citoyenneté et la créativité (Tunisie), insiste sur le rôle de l’approche «micro-politique» dans l’instauration du changement en plaidant pour une transformation par le bas de l’ordre social à travers, notamment, des politiques économiques et sociales appropriées (lire interview). Prenant le micro, Abdelouahab Fersaoui, le tout jeune président de RAJ, a aussitôt invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire des «martyrs de la démocratie» en Tunisie et dans le monde arabe. Dans la foulée, il exhorte les Tunisiens à prévoir une loi qui garantirait les droits des familles des martyrs de la révolution, en évoquant au passage l’expérience des victimes d’Octobre 88 en Algérie dont les droits ont été bafoués.

La séance plénière dans l’après-midi a vu défiler à la tribune les représentants de tous les pays qui ont pris part à cette rencontre. Ils ont eu ainsi à raconter chacun l’expérience des luttes démocratiques dans son pays et les entraves rencontrées par les jeunes face aux régimes en place. Nous consacrerons un round-up complet à cette question dans nos prochaines éditions. Il convient de retenir en tout cas qu’il a beaucoup été question du rôle des jeunes dans les processus de changement en cours. «Les jeunes qui ont conduit cette révolution ne peuvent pas être écartés de la transition démocratique», résume un intervenant. Sofiane Baroudi se plaît, du haut de ses 22 ans, à mettre un bémol à cette euphorie du «jeunisme» et à démystifier le «pouvoir des jeunes» : «D’abord, il faut dire que la jeunesse est une valeur consumériste. Un concept marketing. C’est avant tout un concept de consommation. C’est quoi un jeune ? C’est une façon de s’habiller, de se coiffer, de parler. C’est une force de consommation, mais ce n’est pas encore un possédant», analyse-t-il, avant de s’interroger : «Peut-on ériger un projet révolutionnaire sur une frange qui est elle-même multiclasse ? Il faut convenir qu’il y a autant de jeunes obscurantistes que de jeunes progressistes. On ne peut donc pas construire un projet démocratique en se basant uniquement sur les jeunes.»

La deuxième journée de ce forum a été entièrement consacrée au travail en ateliers. Cinq workshops ont été mis en place à cet effet : «Les jeunes et la justice transitionnelle», «Les jeunes et la résistance civile», «Les jeunes et les droits sociaux et économiques», «Les jeunes et l’action politique» et enfin «Les jeunes et la création». Les participants se sont ensuite donné rendez-vous en plénière pour écouter les rapporteurs de chaque atelier. Un débat enthousiaste s’en est suivi. A la clôture des travaux, Abdelouahab Fersaoui a proposé la rédaction d’un communiqué commun pour réagir solennellement aux derniers événements qui embrasent la région, notamment en Libye et en Syrie. Une proposition qui restera sans écho. «Même s’il est vrai que le forum n’est qu’un espace de débat et qu’il n’est pas habilité à prendre des décisions, les organisations participantes auraient pu se concerter autour d’un communiqué. C’est la moindre des choses pour une rencontre de cette dimension», regrette Abdelouahab. Mais, malgré cette défaillance, tout le monde s’est accordé à dire que, pour une première conférence de ce type, ce fut incontestablement un bon début en attendant un espace organique plus large, avec des stratégies d’action entre sociétés civiles de la région autrement plus percutantes.

Qu’est-ce que le Forum social maghrébin ?
Le Forum social maghrébin est un espace d’échanges et de débats regroupant les altermondialistes de la zone Maghreb. Il s’inscrit sous l’égide du Forum social mondial (FSM) qui a vu le jour à Porto Alegre, au Brésil, en 2001. Sous le slogan : «Un autre monde est possible», le FSM se présente comme une réponse au Forum économique mondial de Davos (Suisse) et se veut une offensive sociale organisée contre la mondialisation néo-libérale. Il soutient tous les projets alternatifs qui font de la résistance à l’ordre capitaliste dominant. En 2005, le FSM s’est doté d’un manifeste dit «Le Manifeste de Porto Alegre» avec, à la clé, «12 propositions pour un autre monde possible».

Parmi ces propositions, la suppression de la dette publique, le démantèlement des paradis fiscaux, la défense de l’environnement, la promotion d’un commerce équitable, le démantèlement des bases militaires et le droit à la souveraineté alimentaire. Depuis le forum de Porto Alegre, plusieurs forums régionaux ont vu le jour un peu partout dans le monde. Et c’est ainsi qu’en 2008, le Forum social maghrébin a été crée à El Jadida, au Maroc. Une réflexion était engagée depuis pour la création d’un «Forum social arabe».

Mais comme le mot «arabe» posait problème au vu de la diversité ethnique et confessionnelle qui caractérise cette région, les promoteurs de cette idée lui ont préféré la dénomination «Forum social Maghreb-Machrek». Celui-ci devrait être lancé officiellement en mars 2012 à Tunis. Ce forum social jeunesse Maghreb-Machrek qui vient de se tenir à Bizerte se veut ainsi une rencontre préparatoire en prévision de cette nouvelle structure. A noter que la rencontre de Bizerte, tout en étant une initiative du Forum social maghrébin, a été organisée par deux associations tunisiennes, en l’occurrence le Forum des jeunes pour la citoyenneté et la créativité et l’Organisation tunisienne pour la citoyenneté.

Le Général Abdul Hafiz à la tête de la MINURSO

 Quel commandant pour quelle mission ?
Par Farid H. 30/07/2011
Un nouveau nom vient d’être annoncé à la tête de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un referendum au Sahara Occidental (Minurso). Le général de division Abdul Hafiz du Bengladesh a été nommé par le Secrétaire général des Nations unies selon un communiqué de l’ONU, ce mercredi 27 juillet. Il succède au général chinois Jingmin Zhao dont le mandat a pris fin, le 10 avril 2011. 
Le général Hafiz a participé à de nombreuses missions de paix des Nations unies. Il a été, entre autres, Chef de liaison militaire à la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, de 2003 à 2004, avant d’être nommé adjoint au commandant de la force de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire de 2004 à 2005. Abdul Hafiz est aussi titulaire d’une maîtrise en stratégie militaire de l’Université nationale de Dhaka, au Bangladesh.

Cette nomination intervient après prés de deux mois après que le Conseil de sécurité des Nations unies ait adopté, fin avril dernier, une résolution pour proroger le mandat de la Minurso jusqu’au 30 avril 2012. La même résolution mentionne pour la première fois les droits de l’homme et prend note de l’impasse dans lequel se trouve ce conflit entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario. Cependant, la désignation d’un autre dirigeant de la Minurso ne pourrait assurément mettre un terme aux supplices du peuple sahraoui. Et pour cause : la position de la France, membre permanant du Conseil de sécurité fidèle à ses principes d’apporter toute l’aide nécessaire au Royaume de Mohamed VI ne changera rien aux données sachant que la France n’hésitera pas à venir à la rescousse du Maroc en usant de tout son poids pour empêcher le Conseil de sécurité de l’ONU d’élargir les prérogatives de la Minurso afin qu’elle puisse assurer la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Ceci dit, le problème est dans le fond. C’est toute la politique des Nations unies envers le conflit du Sahara Occidental qui doit changer et non pas les responsables de la Minurso. Pour rappel, à la suite d´un accord auxquel sont parvenus le gouvernement du Maroc et le Front Polisario, la Minurso a été déployée en septembre 1991 afin de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux Sahraouis de décider du sort à réserver à leur territoire. Depuis, aucune avancée tangible n’a été enregistrée sur ce plan. La communauté internationale ignore ou fait semblant d’ignorer les réalités, le Maroc s’entête et fait fi de la législation internationale. Les Sahraouis quant à eux continuent à subir au quotidien les affres du régime de Mohamed VI.

Source : Le Courrier d'Algérie, 30/07/2011

LE SUCCES DES MARCHES DU 6 AOÛT: AUTRE PREUVE DE LA JUSTESSE DES CHOIX DU MVT20FEVRIER

Par Ali Fkir, 8/8/2011



Le succès incontestable des marches populaires organisées le 6 août 2011 par le mouvement du 20 février démontre une fois de plus que ce mouvement n'est pas simplement légitime ( le peuple a le droit/devoir de se défendre, de lutter pour changer le système pourri. C'est une tautologie), mais aussi une nécessité historique, c'est le produit de la lutte des classes dans notre pays
La résistance populaire déterminée, consciente , organisée, armée de patience et de LONG SOUFFLE, résistance qui évite les querelles intestinales (relatives à des contradictions secondaires conjoncturelles)...c'est la VOIE DU SALUT.
Nous autres moins jeunes (pour ne pas dires vieux) nous sommes fiers des jeunes (filles et garçons) du MVT20FEVRIER, nous saluons hautement les composantes vives qui l'épaulent.
LE CHANGEMENT est INÉLUCTABLE n'en déplaise aux potentats du système, aux arrivistes de tous poils, aux déserteurs et autres bras-cassés qui ne font que dénigrer le MVT20FEVRIER et ses composantes sans donner sur le terrain quelque chose de mieux.
Le MVT20FEVRIER est un mouvement pluriel, le front des classes populaires se "construit" au fur et à mesure que le mouvement prend de l'ampleur, s'enracine, s'aguerrit; les rapports de forces s'établissent, se muent à partir du degrés de l'engagement et de la combativité de chaque classe sociale, de chaque composante politique.
Ceux et celles qui luttent réellement pour le changement se doivent de harceler le régime qui cimente le bloc des classes dominantes, l'attaquer sur tous les fronts : politique, syndical, social, front de la lutte des droits humains, des femmes démocrates, des jeunes, des enchômagéEs...Une guerre d'usure généralisée. Pas de répit, le peuple doit serrer plus l'étau autour du cou de la tyrannie.
L'histoire du peuple marocain est pleine de déceptions suite:
- Aux tergiversations du régime
- Aux promesses non tenues du régime à la veilles des "scrutins", au cours des soulèvements populaires...
- A la traîtrise de certains "leaders" politiques, syndicalistes...
- A la démission de certaines forces politiques jadis opposantes à la tyrannie
- A la makhzanisation éhontée de beaucoup d'intellectuels jadis progressistes
- A la capitulation des classes moyennes paniquées par les mouvements légitimes des travailleurs et des déshérités.
Ces dangers planent toujours sur les luttes actuelles. La vigilance nous interpelle.
- La tentation de cautionner les "élections"makhzeniennes subsiste toujours
- La tentation d'inféoder le mouvement à telle ou telle composante existe certainement
- Le projet de miner de l'intérieur le mouvement existe aussi
- L'impatience petite-bourgeoise de certains militants peut causer des dégâts
- La répression est une constante qu'il faut intégrer dans les programmes des luttes
- La démission de personnes ou de groupes de personnes est un facteur malheureusement inhérent aux luttes des peuples
- La récupération des rebuts politiques par le régime en vue de les "usiner" en cales est une pratique usuelle du régime
- La zizanie semée par les bras-cassés au nom de la pureté idéologique...
DONC PAS D’HÉSITATION, IL FAUT AVANCER.
" LA RÉVOLUTION N'EST PAS UN DÎNER DE GALA".
La lutte déterminée des masses populaires, conscientes et organisées est la VOIE DU SALUT
VIVE LE MVT20FEVRIER
VIVE LE PEUPLE! VIVE LE PEUPLE EN LUTTE!

A l'appel du MVT20FEVRIER, le peuple marocain a marché le samedi 6 août 2011. Ci-dessous un mini échantillon des marches locales.

Kénitra :

Casablanca

Mohammedia

Rabat 

Fès

Tétouan
http://www.youtube.com/watch?v=lK4AZFsE3EI&feature=share

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Le Mouvement 20 février prend la rue dans plusieurs villes ce week-end


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Le Mouvement du 20 février ne baisse pas les armes. La jeunesse pro-démocratie a choisi de manifester le soir durant le mois de ramadan. Des dizaines de manifestations sont attendues ce week-end dans  plusieurs villes du Maroc à partir de 22 heures.


A Casablanca, le Mouvement a encore décidé de prendre les rues de Derb Sultan (El Fida), un des quartiers populaires les plus symboliques de la ville, le soir du samedi 6 août 2011,  à partir de 23 heures. La décision a été prise lors de l’Assemblée générale du Mouvement tenue le mercredi dernier.

La même ambiance règne dans la ville de Rabat. Les jeunes manifestent dans le quartier Akkari le samedi soir à partir de 22 heures.

La ville de Tanger qui connaît une mobilisation très forte, a prévu d’organiser un ftour public à la place du Changement (Beni Mekada). Le repas ramadanesque sera suivi de plusieurs activités artistiques et créatives.

Plusieurs autres villes ont aussi annoncé des manifestations populaires pour demander la démocratie et en finir avec le despotisme : Marrakech, Agadir, Khénifra, Safi, El Hoceima, Nador…
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[LIVEBLOG] تغطية مظاهرات 6 و 7 غشت - Couverture des manifestations du 6 et 7 Aout- #Feb20 #Maroc

و يستمر الإحتجاج الشعبي. نادت حركة 20 فبراير باحتجاجات شعبية في كل أنحاء المغرب مساء يومي السبت 6 والأحد 7 غشت 2011. وهذه أول احتجاجات شهر رمضان. مامفاكينش كعادتها تقوم بتغطية المظاهرات.

يمكن مطالعة خريطة المسيرات على بوابة الموقع الرئيسية : الرابط.

La contestation populaire se poursuit. Le mouvement du 20 février a appelé à des manifestations les soir du samedi 6 aout et du dimanche 7 aout à travers tout le pays. Ce sont les premières manifestations du mois du Ramadan. Mamfakinch assure la couverture en direct des manifestations et marches que les militants organiseront à travers le pays.

Vous pouvez consulter notre cartographie des manifestations sur notre portail principal, Mamfakinch.com.