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jeudi 21 octobre 2010

L'UE doit intervenir auprès du Maroc pour que cesse l'oppression du peuple Sahraoui


COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Par Isabelle Zerrouk , attachée de presse, Verts/ALE au Parlement Européen, 21/10/2010
Depuis quelques semaines un phénomène nouveau et sans précédent se déroule autour de certaines des grandes villes occupées du Sahara Occidental : plus de 12.000 Sahraouis, hommes, femmes et enfants, sont littéralement en train de vider leurs villes et de s’installer dans des tentes dans les environs d’El Aaiun, Smara et Boujdour.
Le mouvement, qui ne cesse de croître, se présente comme une nouvelle façon de protester contre la situation intenable, politiquement et socio-économiquement, des habitants autochtones du territoire. C’était l’objet d’une réunion de l’Intergroupe Sahara occidental, ce matin, au Parlement européen à Strasbourg
Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, membre de l'intergroupe Sahara Occidental du PE, a estimé que :
" Avec la colonisation marocaine au Sahara occidental, les habitants de ce territoire sont non seulement victimes d’une répression énorme dès qu’ils revendiquent des droits, mais aussi de discriminations et d’abus de toutes sortes. Ils sont devenus des citoyens de troisième classe dans leur propre pays. Les Sahraouis des zones occupées assistent à l'épuisement et au pillage de leurs ressources naturelles (pêche, phosphate…), sans obtenir aucun avantage de leur exploitation illégale.
Le droit à l’autodétermination est inaliénable, et seul un référendum libre et équitable organisé par l’ONU permettra de sortir par le haut de ce conflit qui dure depuis trop longtemps. En attendant, j’appelle l’Union européenne à exclure le territoire du Sahara occidental, y compris ses eaux territoriales, de l'accord bilatéral de pêche avec le Maroc. »
/www.nicolekiilnielsen.eu/1832
  Isabelle Zerrouk
Attachée de presse
Verts/ALE au PE
Tél fixe 00 32 2 284 27 42
Tél portable 00 32 477 319 474
Site internet: www.greens-efa.org  

Le Maroc souhaite une loi contre les abus sexuels et le travail des enfants

Les ministères marocains du Développement social et du Travail se sont associés pour assurer la protection des femmes et des jeunes filles.
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat, 20/10/2010
Les femmes victimes de violence mettent leurs espoirs dans un nouveau projet de loi visant à garantir leurs droits.
Pendant des années, les militants marocains et les législateurs ont parlé de la manière de mettre un terme à la violence envers les femmes et à l'exploitation des jeunes filles. Alors que la session actuelle du parlement compte se pencher sur l'examen de deux nouveaux projets de loi, les défenseurs des droits des femmes commencent à entrevoir une lueur d'espoir.
"Depuis 1995, nous demandons la mise en place d’une loi répressive, car en dépit des campagnes de sensibilisation, le fléau persiste. Nous attendons toujours l’amendement du volet juridique", a expliqué Najat Ikhich, de la Fondation Ytto.
Son attente pourrait arriver à son terme. Le ministère du Travail a confirmé à Magharebia que l'étude sur la proposition de législation sur le travail des enfants progresse.
Mais selon la sociologue Samira Kassimi, mettre les parents en prison n'est pas la bonne solution et risquerait de créer d'autres problèmes, dans la mesure où les parents sont ceux qui assurent les besoins des familles.
"Il faut lutter contre la culture qui banalise le travail des enfants. Ces derniers ne sont pas faits pour prendre en charge leurs parents", a-t-elle déclaré, ajoutant que sans responsabilité pénale, le problème ne pourra jamais être résolu.
Elle ajoute que la mise en œuvre effective de la loi sur la violence domestique exige des centres pour accueillir les femmes victimes.

Casablanca : Les sans-droits: la mobilisation ne faiblit pas !

Par Ali Fkir, 21/10/2010
Les représentant-es des quartiers populaires de Casablanca ont tenu le mercredi 2010 au sein du siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE) une réunion au cours de laquelle ils ont décidé ( entre autres): 1 – L’organisation de visites de solidarité  aux régions sujettes aux délogements des familles par les « forces d’ordre ».
2 – Dresser la TENTE de solidarité (place de NEVADA) : 22, 23 , 24 octobre 2010
3 – L’organisation d’une conférence de presse le dimanche 24 octobre 2010 à partir de 10h du matin
4 – l’organisation d’un sit in de protestation le dimanche 24 octobre 2010 à 16h sous le mot d’ordre :
  Contre : la pauvreté, l’augmentation des prix, le chômage. Pour une vie en dignité. Dénonciation des violations qui entachent le dossier de l’habitat. Pour le droit au logement salubre.

  Ont assisté à la réunion du 20 octobre 2010 les quartiers :la Medina, Bourgogne, Derb Soltan, Derb Ghallaf, bidonville Mzab,, bidonville Al Kamra, bidonville Sekouila, Lakrimat, Bachkou…
  Soyons nombreux et nombreuses à contribuer au succès de ces légitimes activités des sans-droits de citoyenneté
      LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE
                                سكان الأحيان الشعبية بالبيضاء: برنامج نضالي
  عقد سكان الأحياء الشعبية المتضررة من سياسة السكن الطبقية ( المدينة القديمة, بوركون, درب السلطان , درب غلف و ساكنة أحياء الصفيح,  كريان مزاب, القامرة, السكويلة, الكريمات, باشكو...) جمعا عاما بمقر النهج الديمقراطي يوم الأربعاء 20/10/2010 ، و بعد التداول في القضايا المرتبطة بالسكن و ما يعرفه الملف من تطورات، قرر الجمع العام:
       1 - القيام بزيارات تضامنية للمناطق المهددة بالإفراغ
 باشكو ,  القامرة و درب الكباص
   2  - المشاركة في الخيمة أيام الجمعة السبت و الأحد (22، 23، 24 اكتوبر 2010) التي ستنصب بساحة نيفادا  
     3 - تنظيم ندوة صحافية بالخيمة الحقوقية يوم الأحد 24 اكتوبر 2010 على الساعة العاشرة صباحا
      4 - تنظيم وقفة احتجاجية يوم الأحد 24 اكتوبر 2010 على الساعة الرابعة مساء
 و ذالك من أجل مناهضة الفقر, الغلاء’ العطالة, و من أجل العيش الكريم و التنديد بما يعرفه ملف السكن من الخروقات و من أجل الحق في السكن اللائق  
مناضلة من لجنة متابعة ملف السكن بالدار البيضاء

Rapport RSF 2010 : mauvais classement pour le Maghreb


Sur 178 pays, L’Algérie classée 133e en matière de liberté de la presse, le Maroc 135e, la Tunisie 164e

Par Nadia Bouaricha, Reporter sans Frontières, 21/10/2010

Le classement 2010 de la liberté de la presse conçu par l’organisation Reporters sans frontières (RSF) place l’Algérie au 133e rang mondial. Loin derrière de nombreux pays africains comme la Namibie classée 22e), le Ghana (27e), le Mali (28e), la République centrafricaine placée 69e sur 178 pays. En tout, 24 pays africains sont classés beaucoup mieux que l’Algérie, notamment le Tchad et le Niger classés respectivement aux 112e et 106e places.Le parallèle avec les autres pays arabes n’est pas non plus avantageux pour l’Algérie. Même, elle arrive avant ses proches voisins que sont le Maroc (135e), la Tunisie (164e) et la Libye (160e), il se trouve pourtant que des pays arabes qui n’étaient pas connus pour leur respect de la liberté de la presse, à l’exception du Liban, arrivent à décrocher des places moins médiocres que celle de l’Algérie.
Ainsi, le Liban est classé 78e, alors les Emirats arabes unis arrivent à la 87e place, dépassant d’un point le Koweït qui perd pour sa part 27 places. La Mauritanie, premier pays dans le Maghreb en matière de liberté de la presse, est classée 95e alors que le Qatar est à la 121e place avant Oman (124e) et l’Egypte, classée au 127e rang mondial. L’Irak, qui a progressé de 15 places, est classé 130e.
Le rapport de RSF note toutefois que l’Algérie a progressé de 8 places comparativement aux années précédentes. Une situation expliquée par le fait que «le nombre de procès intentés contre les journalistes a sensiblement diminué». Et de préciser qu’«entre 2008 et 2009, le pays avait chuté de 20 places en raison de la multiplication des actions judiciaires».
Les pays scandinaves continuent de maintenir leur place de leader mondial en matière de liberté de la presse, comme le souligne le dernier rapport de RSF. La Finlande suivie de l’Islande, de la Norvège, des Pays-Bas et de la Suède, appelés «moteurs de la liberté de la presse», sont en tête du classement, alors que l’Iran, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée sont dans le carré des pays les plus répressifs. «Plus que jamais, nous observons que développement économique, réformes des institutions et respect des droits fondamentaux ne vont pas forcément ensemble.
La défense de la liberté de la presse est et restera, toujours, un combat, combat de la vigilance dans les démocraties de la vieille Europe, combat contre l’oppression et pour la justice dans les régimes totalitaires qui parsèment encore le globe. Il convient de saluer, d’un côté, les moteurs de la liberté de la presse, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse en tête, et, de l’autre, de rendre hommage à la détermination des militants des droits de l’homme, journalistes, blogueurs qui, de par le monde, défendent avec vaillance le droit de dénoncer, et dont le sort occupe toujours nos pensées», souligne Jean-François Julliard, président de RSF, à l’occasion de la sortie du rapport 2010.
Ce même rapport qui fait état d’une régression européenne en matière de liberté de la presse. «Il est inquiétant de constater que plusieurs Etats membres de l’Union européenne continuent de perdre des places dans le classement. Comment l’UE pourra-t-elle alors se montrer convaincante lorsqu’elle demandera aux régimes autoritaires de procéder à des améliorations ?», note le même responsable de RSF, en citant des cas comme la France et l’Italie où incidents et faits marquants ont jalonné l’année en cours.

mercredi 20 octobre 2010

Développement et banalisation de l'extrême droite en Europe

Par Bernard Teper, Respublica, 14/10/2010
Aux élections européennes de juin 2009, l’extrême droite a réalisé un score à deux chiffres dans sept États membres (Pays-Bas, Belgique, Danemark, Hongrie, Autriche, Bulgarie et Italie), et une performance entre 5 et 10 % dans six autres États (Finlande, Roumanie, Grèce, France, Royaume-Uni et Slovaquie). On peut rajouter la dernière percée de l’extrême droite suédoise (5,7 %) en 2010. 
Après la poussée de l’extrême droite dans quelques pays, dont la France avec le FN dans les années 80, la dernière période est marquée par une généralisation de l’implantation de l’extrême droite en Europe. Cette généralisation s’accompagne d’une banalisation dommageable de l’extrême droite :
- dans plusieurs pays, elle est au gouvernement ce qui lui permet de s’implanter dans l’appareil d’État. Ce n’est pas encore le cas en France heureusement.
- dans plusieurs pays, cet état de fait organise une pression sur les droites dont une partie semble réceptive aux sirènes de cette extrême droite. C’est le cas de la France malheureusement.
- dans plusieurs pays dont la France, des militants de la gauche et de l’extrême gauche font le virage vers l’extrême droite comme dans les années 30 avec les dérives de Doriot, Déat et de leurs séides.
Bien évidemment, tout cela est dû à la crise du capitalisme et à l’incapacité des gauches de fournir une alternative radicale, mais crédible alors qu’elles se sont vautrées dans l’acceptation d’une alternance conduite avec le même paradigme que les politiques néo-libérales. Il va de soi par exemple en France que l’incapacité des gauches y compris certaines qui sont anti-libérales de faire leur autocritique sur la période passée et notamment de la période Jospin risque d’être lourde de conséquences.
Qu’on se le dise, la montée de l’extrême droite n’est que la conséquence de l’inconséquence des gauches dans un état donné de la crise du capitalisme. Pour combattre les extrêmes droites, il faut d’abord les combattre pied à pied sans indulgence, développer des stratégies à front large, mais aussi proposer une alternative radicale aux politiques jusqu’ici employées. Il faut donc changer de paradigme.
Sans ce changement de paradigme, les couches populaires (ouvriers, employés, majoritaires dans le pays) ne s’allieront pas avec les couches moyennes (minoritaires dans ce pays, mais très influentes) et dans ce cas, la situation continuera de développer la tendance notée ci-dessus.
Mais comment construire une alternative sans faire son deuil de la sinistre CMU anti-populaire mais charitable (avec son effet de seuil) pour lui préférer la solidarité et donc l’accès à la prévention et aux soins de qualité partout et pour tous sans effet de seuil ?
Mais comment construire une alternative sans dire que plus jamais la gauche ne devra diminuer le temps de travail en baissant le salaire des ouvriers et des employés comme elle l’a fait sous le gouvernement Jospin lors de la deuxième loi sur les 35 heures alors qu’elle ne l’avait pas faite en 1936 et en 1981 ?
Mais comment construire une alternative sans remettre en cause l’ensemble des politiques menées par les gouvernements de gauche au pouvoir y compris lorsque ces gouvernements avaient comme ministres des dirigeants aujourd’hui à la tête de partis sociaux-libéraux ou anti-libéraux ! Car leurs politiques n’avaient pas rompu alors avec la logique néolibérale sur de nombreux sujets importants ( la protection sociale, les services publics, l’école dans tous ses secteurs, l’Union européenne, la laïcité, la politique, recherche et innovation industrielles, l’économie républicaine de gauche, répartition des richesses, etc.) ?
Mais comment construire une alternative crédible en défendant aujourd’hui sur les retraites, la répartition par le revenu différé avec neutralité actuarielle qui entraîne un écart hommes-femmes abyssal de 38 % alors que le dépassement du capitalisme appelle à lui préférer la répartition par le salaire socialisé lié à la qualification ?
Mais comment construire une alternative sans organiser une éducation populaire de grande ampleur pour tous y compris chez les ouvriers et les employés pour mettre en débat non seulement la nécessaire résistance aux politiques néolibérales, mais aussi la politique alternative nécessaire ? Ce ne sont pas les programmes des partis de gauche et d’extrême gauche réalisés par un petit cénacle dans chacun des partis sans aucun débat démocratique d’ampleur qui sont à la hauteur des enjeux. Les congrès-grands-messes qui font « écho aux applaudissements imbéciles » (alors que Jean Jaurès dans son discours à la jeunesse à Albi disait : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. ») ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Faudra-t-il vivre sous une autre forme ce que l’humanité a déjà vécu ?
Aujourd’hui, même en France, nous avons cette politique anti-républicaine contre les Roms. Comment est-ce possible ? La réponse est ci-dessus.
Est-il possible de vivre un sursaut des gauches ou sommes nous condamnés à revivre le passé si bien décrit par ce texte de Martin Niemöller, pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes :
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester. »

Maroc : Les victimes de l'arbitraire de la société Gouvernec en sit in

Par Ali Fkir, 19/10/2010

Sit in organisé le 20 octobre 2010 par les ouvriers et ouvrières de la société Gourvenec de Mohammedia en liquidation.
Les victimes de l'arbitraire protestent contre les conditions non transparentes dans lesquelles se passe la "vente" de Gourvenec (dont la valeur réelle dépasse les 50 milliards de centimes) à une petite société qui a été créée en février 2010 avec un capital de
100 000dh.
La valeur de la transaction scandaleuse est fixée à 12 milliards 800 millions de centimes
Sur invitation des représentant-es des ouvriers et des ouvrières, les représentant-es de la section locale de l'AMDH(dont la présidente Aziza Mgani) étaient là.
La solidarité avec les victimes

mardi 19 octobre 2010

Le Maroc peut barricader les campements, mais pas la volonté d'indépendance



Campements de l'indépendance sahraouie, barricades marocaines 
Par APSO, 18/10/2010
 Les campements de familles sahraouies, parties notamment d’ El Aaiun occupée pour s’installer dans le désert à un vingtaine de kilomètres à l’Est continuent de grossir.
Le 16 octobre, un communiqué du ministère sahraoui de l’information évaluait à plusieurs milliers de personnes le nombre des exilés, et rappelait au Maroc ses obligations en matière du droit humanitaire international, relatif à la protection des populations civiles en temps de guerre.
Il lançait un appel à la Communauté internationale, notamment au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour mettre en application, sans délai, la quatrième Convention de Genève de 1949.

Actuellement, les Marocains dressent un cordon des barrières métalliques utilisées pour les barrages routiers pour cerner le campement et empêcher la circulation.
C’est la nuit que les véhicules des services de santé, les camions citernes, ou les voitures sahraouies apportant le ravitaillement peuvent passer.
http://apsophotos.blogspot.com/2010/10/leau-campements-de-lindependance-sahara.html
S’il est difficile depuis la terre de faire un comptage précis du nombre de tente, et d’évaluer ainsi les personnes exilées, les nombreux moyens aériens déployés par les autorités coloniales marocaines leur permettent d’avoir une estimation précise, dont ils ne font pourtant aucune publicité.
Les «campements de l’indépendance », de la résistance, phénomène nouveau dans la protestation pacifique sahraouie et très important dans son ampleur ne trouve pas d’écho dans la presse européenne.
Faudra-t’il à l’horreur du parcage, des barrières et des intimidations ajouter du tragique pour qu’enfin l’impunité marocaine cède, que le vernis de la mauvaise foi  et du mensonge craque et que l’information circule ?
Que soient enfin dénoncées les méthodes barbares du colonisateur à l’heure où la communauté internationale dit attendre sa bonne foi dans les négociations de paix ?
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Par WSRW, 18/10/ 2010
Un exode pour protester contre le pillage
Pour protester contre l'exploitation continue des ressources naturelles du Sahara Occidental, et contre leurs situations socio-économique, des centaines de Sahraouis des territoires occupés ont quitté leurs maisons dans les villes pour vivre sous la tente dans le désert.

Depuis 4 jours, plus de 1.000 Sahraouis des territoires occupés du Sahara Occidental ont quitté leur maison à El Ayoun, Boujdour et Smara, pour aller vivre sous des tentes dans la zone de Lemseyed (à Gdeim Izik). Ils disent qu'ils font cela pour manifester pacifiquement contre l'occupation marocaine de leur pays et l'exploitation continue des ressources naturelles de leur territoire.
Des sources indiquent que près de 1.100 personnes vivent à présent dans environ 150 tentes. D'autres sources citent jusqu'à 400 tentes. (d'autres beaucoup plus - ndlr)En signe de soutien, les ex-travailleurs du phosphate ont visité les camps, ceux qui ont perdu leur emploi à Fos Bou Craa lorsque le Maroc a repris l'entreprise.
Cet exode a déjà suscité des réactions des autorités marocaines. Depuis le 12 Octobre, 15 camions et 35 véhicules armés des forces auxiliaires ont été envoyés sur place. En plus de cela, deux hélicoptères de l'armée surveillent à tour de role les campements de protestation.
Le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara Occidental est devenus une minorité marginalisée dans son propre pays. Les Sahraouis sont moins nombreux que les colons marocains, qui eux sont pourvus d’emplois dans l'exploitation des ressources naturelles abondantes du Sahara Occidental.
Pendant ce temps les Sahraouis voient leurs droits les plus fondamentaux violés en permanence par le régime marocain d'occupation, et cela en tout impunité.
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France : longue grève du secrétaire national de la Confédération Paysanne

Les syndicats laitiers, vos amis pour la vie ?
Par ARNAUD ILIÉ, Bakchich, 19/10/2010
Le secrétaire national de la Confédération paysanne mène une grève de la faim depuis trois semaines pour dénoncer une taxe volontaire ET obligatoire versée à l’interprofession laitière… à laquelle son syndicat n’a pas le droit de participer.
Lundi 11 octobre, André Bouchut, secrétaire national de la Confédération paysanne entame son 15ème jour de grève de la faim. Il proteste contre l’absence de pluralisme dans la représentativité syndicale et dénonce, entre autres, la fameuse cotisation volontaire obligatoire. C.V.O, Quésaco ? L’obligation pour les producteurs de verser une cotisation à l’interprofession, sans avoir la possibilité de participer aux décisions de celle-ci… C’est précisément au siège de la Maison du Lait, rue de Châteaudun à Paris, que nous avons rencontré ce paysan, avec 8 kg en moins…
C’est sur sa chaise longue, que nous découvrons André Bouchut, affaibli. La moustache en berne, ce producteur de fruits et légumes à Grammond dans la Loire, nous a expliqué son ras-le-bol : « Bruno Le Maire avait la possibilité, avec la loi de modernisation de l’agriculture de l’été dernier, de mettre le pluralisme dans les interprofessions ; c’était enfin l’occasion d’imposer la représentativité de l’ensemble des syndicats agricoles. Il ne l’a pas fait. Il n’a pas de courage politique… ».
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Ce n’est pas tout. Comme le souligne André Bouchut : « la cotisation volontaire obligatoire, tout le monde est obligé de la verser ! ». Ce sont des « taxes » qui constituent la principale source de financement des interprofessions agricoles. D’après la Confédération paysanne, ces « cotisations sont décidées librement par les interprofessions et sont ensuite rendues obligatoires par arrêté interministériel et donc étendues à tout le monde… ». Ainsi, « qu’ils soient d’accord ou pas, les paysans ont obligation de la payer, poursuit André Bouchut qui se fait plus précis : « ce prélèvement représente un somme comprise entre 400 et 600 euros par an, pour un producteur de lait. À l’arrivée, le budget de la laitière s’élève à 38 millions d’euros par an ». Le secrétaire national de la Conf’, par ailleurs trésorier du syndicat, met le pied dans la porte : « comment accepter de payer sans avoir la possibilité d’être représentés ? ». La question mérite d’être posée…
Au-delà de l’absence de pluralisme et de démocratie au sein de la représentation syndicale agricole ; avec cette mobilisation pour le lait, André Bouchut réclame un nouveau rapport de force pour l’ensemble des filières : « ce n’est pas normal qu’après avoir pris des risques énormes, un agriculteur gagne en moyenne 1.000 euros par mois pour 70 heures hebdomadaires de boulot… ». Son syndicat dénonce un prix payé au producteur de 30 centimes le litre en 2010 et réclame au minimum 35 centimes pour que « les producteurs puissent vivre… ». Il résume la situation : « Aujourd’hui, on est en pleine restructuration avec une élimination massive des agriculteurs ». Pour le secrétaire national de la Conf’, l’équation est simple ; « la FNSE revendique depuis 35 ans, sa qualité de co-gestionnaire et de co-décisionnaire, si aujourd’hui cela ne fonctionne plus ; c’est qu’elle est co-responsable… ». Cqfd.
Après avoir été expulsé jeudi 14 octobre, André Bouchut attaquait lundi son 22ème jour de grève de la faim.
Clic : La représentation syndicale agricole en France

lundi 18 octobre 2010

L’AMDH est plus forte que jamais.

Par Ali Fkir, 18/10/2010

Après son dernier congrès (le 9ème qui a eu lieu en mai 2010), les non-avertis, les oiseaux de mauvaise augure, les forces conservatrices, les divers appendices de l’Etat prévoyaient avec joie l’éclatement de l’AMDH, le rétrécissement du champ de son rayonnement, son isolement « politique » etc…
  La 2ème chambre du parlement ( qui n’est que l’ombre d’elle-même) est entrée en lice (suspension de ses travaux pendant 10 mn pour protester contre l’AMDH), la télévision étatique n’a pas raté l’occasion pour dénigrer l’AMDH, des « journalistes » douteux ont confondu la mission d’information objective avec les  fantasmes de leurs commanditaires, les forces conservatrices (toutes tendances confondues) ont crié au scandale : l’AMDH est devenue « anti-nationale » (car elle réclame une solution démocratique au conflit du Sahara), elle est devenue anti-religieuse (parce qu’elle demande à ce qu’il n’y ait pas d’exploitation du religieux dans les luttes politiques, dans le domaine de la législation…en un mot l’AMDH revendique la laïcité de l’Etat), on reproche à l’AMDH de défendre les droits humains dans leur globalité et dans leurs universalité (en défendant les liberté individuelles, l’égalités des droits entre la Femme et l’Homme, la défense des droits sociaux économiques et culturels, la défense de la langue et de la culture amazigh…)
  Toutes ces forces qui ont comme vecteur commun la défense des « valeurs moyenâgeuses » ont tout fait pour discréditer l’AMDH, éloigner les citoyen-nes de l’AMDH.
Quatre mois après son 9ème congrès, l’AMDH est plus rayonnante que jamais, plus attirante que jamais, plus populaire que jamais.
- Organisation avec succès des colonies de vacances d’été pour les jeunes
-  Les sections locales ont réalisé  avec succès ces dernières semaines, la 3ème phase du projet FORAT (formation de dizaines de militant-es de l’AMDH)
- Contribution au succès d’un certain nombre d’activités relatives à la résistance des victimes des violations
- Organisation à travers le Maroc ( avec grand succès) des sit in populaires et cela à l’occasion du 17 octobre, journée mondiale de la lutte contre la pauvreté.
L’exemple du sit in organisé à Rabat  par le bureau central de l’AMDH.
 Sans tapage médiatique, sans mobilisation extraordinaire, sans dépense financière aucune, le BC de l’AMDH s’était limité à la publication d’un simple communiqué où il annonçait sa décision d’organiser un sit in devant le parlement ayant pour slogan : 
"CONTRE: LA PAUVRETÉ, LE CHÔMAGE ET LA CHERTÉ DU COÛT DE LA VIE. POUR LA VIE DANS LA DIGNITÉ".
   Quelle fut la surprise ( agréable pour les militant-es conséquent-es, désagréable pour les forces conservatrices) de voir des centaines et des centaines de citoyen-nes répondre à l’appel de l’AMDH, venir en grande foule occuper pendant une heure l’avenue Mohammed V (à Rabat) et scander dans une discipline exemplaire les slogans établis par le BC de l’AMDH.
   La foule présente était constituée à plus de 95% des victimes des violations, des sans-droits de citoyenneté, des femmes « populaires » et des jeunes (filles et garçon). Du jamais vécu dans l’histoire de l’AMDH.
 L’AMDH, sans le programmer d’avance, a bradé une partie de sa « force de dissuasion » : la lutte pour les droits humains n’est plus une affaire de « spécialistes », les victimes directes des politiques de l’Etat ont désormais leur mot à dire.
 L’AMDH est désormais plus que jamais plurielle : ce n’est plus « l’entente » entre deux sensibilités qui détermine les positions/actions de l’AMDH.
Depuis le 9ème congrès, l’AMDH s’est libérée d’un certain nombre de contraintes, c’est pourquoi elle est devenue le centre d’attrait des victimes de l’arbitraire
  Les représentant-es des quartiers populaires de Casablanca, et suite à la décision qu’ils avaient prise le lundi 11 octobre 2010 ( au cours d’une réunion au siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI), s’étaient déplacé-es le dimanche 17 octobre 2010 en masse à Rabat (en plus de plusieurs voitures, les victimes des politiques sociales de l’Etat ont pris en location deux cars). Les mauvaises langues diront que c’est l’AMDH, ou ANNAHJ ADDIMOCRATI qui a financé. N’en déplaise à certains, les citoyen-nes ont tenu à assister au sit in prévu à Rabat par l’AMDH et cela à leurs propres frais.
   Des victimes des violations du village Sidi Taybi (sur l’axe Salé-Kénitra), village qui fait peur à plus d’un ( les mauvaises langues prétendent que ce village n’est habité que par des intégristes et des hors-la-loi), c’est pourquoi  il est devenu l’un des coins les plus marginalisé du pays. Ses habitant-es sont traité-es à tort comme suspect-es, ces citoyen-nes sans droit aucun étaient là pour scander à haute voix(sans fausse note aucune) les slogans fixés par l’AMDH.
Incroyable mais vrai!
Félicitation l’AMDH !                Bravo citoyen-nes !

Libération des militants sahraouis : Amnesty International accule le Maroc


Par Amnesty International,  18.10.10
A la une International : Amnesty International a appelé les autorités marocaines à la libération «immédiate» et «sans condition» des militants sahraouis des droits de l’homme détenus à Salé (Maroc) et jugés suite à leur visite aux camps de réfugiés sahraouis, a indiqué un communiqué de cette ONG.
Les trois militants sahraouis Brahim Dahan, Ali Salem Tamek et Ahmed  Naciri, dont le jugement a débuté vendredi mais a été reporté au 5 novembre, ont été arrêtés à l’aéroport de Casablanca à leur retour d’une visite dans les camps de réfugiés sahraouis et les territoires libérés, en octobre 2009. Quatre autres militants sahraouis sont également jugés dans cette affaire à savoir Yahdia Trouzi, Essalah Lebihi, Adkija Lechkar et Rachid Essaghir, mais  ont bénéficié de liberté provisoire. Ces Sahraouis sont accusés d’«atteinte  à la sécurité interne et à l’intégrité territoriale».

«Il est tout simplement inacceptable que les autorités marocaines inculpent ces sept personnes, parmi lesquelles se trouvent des défenseurs des droits de  l’homme et des ex-victimes de disparition forcée, pour visiter librement et  ouvertement les camps de réfugiés et rencontrer des membres du Front Polisario», a déclaré le directeur du programme d’Amnesty International pour le Proche-Orient et le nord de l’Afrique, Malcolm Smart. «Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Ahmed Nasiri se trouvent depuis plus  d’un an emprisonnés pour des actions qui ne représentent que l’exercice pacifique  de leur droit à la liberté d’expression et d’association. Les charges contre  eux ont une motivation politique claire et doivent être immédiatement retirés. Ces procès ne doivent pas continuer», a-t-il indiqué.
Ces militants sahraouis des droits de l’homme avaient été poursuivis  par un tribunal militaire, qui s’est déclaré le 25 septembre dernier incompétent. L’affaire a été transmise à la chambre correctionnelle près le tribunal de Casablanca.

Une nouvelle facette de l’Intifada pacifique sahraouie

Par l'AFASPA, 18/10/2010
Elles poussent comme des champignons depuis quelques jours à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Sahara occidental. Ce sont plus d’un millier de tentes montées par la population sahraouie, lasse de se trouver marginalisée dans son propre pays, pillé par la colonisation marocaine. Privée du travail que l’exploitation de ses richesses naturelles permet, d’habitations décentes, de liberté d’association et d’expression, d’un enseignement où la culture sahraouie a droit de cité. Pour étudier les jeunes doivent s’exiler au Maroc car il n’y a toujours pas d’université au Sahara occidental. Examens en poche, ils n’ont pas de travail.
Ce sont les jeunes qui ont commencé ce mouvement en septembre, bientôt rejoint par des familles. Les forces de répression ont été vite débordées par l’ampleur du mouvement (clairement visible sur la vidéo accessible sur Yutube) mais l’encerclement qu’elles ont organisé par des barrières et des cordons de véhicules, empêche la livraison d’eau par les camions citerne commandés par les familles, un hélicoptère rôde au-dessus des tentes. Les autorités marocaines ont refusé l’assistance sanitaire et l’ambulance demandée n’a pu accéder au campement.
Les gens ont organisé leur sécurité. Un contrôle interne de l’accès est mis en place pour éviter toute provocation. Plus aucun véhicule ne doit entrer au campement après une certaine heure. C’est un grand sacrifice que ce peuple s’impose une nouvelle fois : les familles ont décidé que ce serait « une année blanche » pour la scolarité des enfants.
Les gendarmes ont demandé à ce que les gens en restent à des revendications sociales, qu’il ne fallait pas lever de drapeau ni crier des slogans indépendantistes... ils ont promis qu’ils allaient jouer les intermédiaires pour que les choses se règlent... pensent-ils faire cesser la colonisation ??? car tout vient de là !
À proximité de Boujdour, de Dakhla et de Smara, des campements se sont également formés, d’après nos informations les forces de police les ont délogés du fait qu’ils n’étaient pas en aussi grand nombre que dans la capitale. Mais ce sont des informations qui datent de dimanche 16 octobre et il faut se tenir informé de l’évolution car en la matière, car au Sahara occidental on fait bouger le joug colonial et les habitants de ces villes n’ont pas dit leur dernier mot.



Retraites, pas touche au trésor des sénateurs !

Par Louis Cabanes, Bakchich, 18/10/2010
Par la grâce de la cotisation double, les sénateurs peuvent bénéficier de leur retraite à taux plein, soit plus de 4000 euros mensuels, après deux ou trois mandats.
Pénibilité, carrières longues, effondrement des pensions… Les sénateurs ont été appelés à se pencher sur les points les plus douloureux de la réforme des retraites.
Pour ce qui est de leur propre régime, ça va, merci. Malgré quelques ajustements à la marge depuis 2007, les sénateurs ont réussi à maintenir l’essentiel de leurs juteuses prérogatives.
En deux ou trois mandats, par la grâce de la cotisation double, ils bénéficient de leur retraite à taux plein, soit en moyenne 4 442 euros par mois.
Le tout alimenté par une coquette cagnotte de 1,29 milliard d’euros (581 millions pour la caisse des sénateurs et près de 713 millions pour celle du personnel du Sénat).
Si cet avantageux système était réformé, « l’effet » serait « épouvantable » pour les sénateurs, s’alarme Patrick Baudry, directeur du budget du Sénat dans une note de décembre 2008 (voir notre document ci-dessous).

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En 2008, le directeur du budget du Sénat s’inquiétait, pour ses amis sénateurs, d’une éventuelle limitation du système de double cotisation des retraites.
Une autre note de la même année permet de mieux saisir l’ampleur de l’inquiétude. Deux parlementaires auront droit à plus de 10 000 euros de retraite et 86 d’entre eux bénéficieront d’une fourchette allant de 6 000 à 10 000 euros. Pourquoi ? Privilège de l’âge ! Multipliez les mandats et vous augmenterez d’autant vos pensions. CQFD.

dimanche 17 octobre 2010

ONU :le dossier du Sahara Occidental passé au crible

RÉPRESSION AU SAHARA OCCIDENTAL
Par Mohamed Touati ,l'Expression, 9/10/10 2010
Auditionnée par la commission de l’ONU chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, la délégation algérienne a pris à témoin la communauté internationale. Le dossier du Sahara occidental a été passé au crible mercredi à New York. 
 Les représentants de différentes associations nationales ont porté la voix du peuple sahraoui devant la quatrième commission de l’Organisation des Nations unies. Ils ont dénoncé la violence dont sont victimes les militants des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental ainsi que la revendication légitime de la tenue d’un référendum qui assurerait au peuple sahraoui de s’exprimer librement quant à son indépendance comme consacrée par la dernière résolution, 1920, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 30 avril 2010. 
Emmenée par Tayeb Zitouni, maire d’Alger-Centre et vice-président du Comité exécutif des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglua), Maya Sahli, juriste et professeur à l’Institut diplomatique et des relations internationales d’Alger, Saïd Ayachi, vice-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps), Noureddine Benbraham, commandant des Scouts musulmans algériens (SMA), la représentation algérienne est entrée, sans détour dans le vif du sujet. Tayeb Zitouni a tonné de la voix. «Nous sommes ici pour vous abjurer d’user de votre autorité pour que cessent ces violations massives des droits de l’homme par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental. Nous avons déjà joint notre voix à beaucoup d’autres pour réclamer l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental», a clamé haut et fort du haut de la tribune de l’ONU le premier magistrat de la capitale algérienne. Il faut rappeler que l’instauration d’un mécanisme qui permettrait à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental Minurso de superviser et protéger les droits de l’Homme a été tout simplement écartée sous l’influence de pays qui soutiennent ouvertement le plan d’autonomie marocain, à l’instar de la France. Un chèque en blanc que Paris a signé à la politique de colonisation menée par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental basée sur la peur et une répression féroce exercée contre les militants des droits de l’homme.
Un combat disproportionné que le peuple sahraoui mène pacifiquement. «Face à la résistance pacifique, à mains nues, que les Sahraouis opposent à l’administration d’occupation marocaine, le Maroc a réagi de façon brutale, sauvage, par une répression fasciste, sanglante faite d’arrestations arbitraires, de bastonnades, de mises au secret, de viols, de déplacements internes de populations, d’exécutions extra judiciaires, de disparitions forcées, de désolation de familles entières, d’enlèvements d’enfants, d’éjection de personnes à partir d’hélicoptères, de tortures inhumaines», a justement signalé le maire d’Alger-Centre pour dénoncer les souffrances endurées par le peuple sahraoui sous l’oeil indifférent des instances internationales et en dépit des nombreuses résolutions votées par le Conseil de sécurité: 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009). Tayeb Zitouni n’a pas mâché ses mots pour mettre la communauté internationale face à ses responsabilités: «Cela fait 19 ans que les Sahraouis sont dans l’attente de l’exécution par le Maroc de ces dispositions contractuelles. Toutes les résolutions des Nations unies, notamment celles du Conseil de sécurité, reconnaissent au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination». L’organisation des Nations unies qui était à l’écoute, prendra-t-elle enfin en charge les revendications légitimes du peuple sahraoui? La communauté internationale restera-telle encore aussi sourde à ses souffrances, fruit d’une violence féroce pratiquée par les forces d’occupation marocaines? La voix de l’Algérie s’est élevée mercredi à New York contre cette répression sauvage.
«Des centaines de Sahraouis sont détenus, jugés à la suite de procès injustes et emprisonnés dans des centres de détention qui pratiquent impunément les méthodes les plus cruelles de torture physique et psychologique. L’ensemble du Sahara occidental est soumis à un siège militaire et un black-out médiatique puisque les autorités marocaines accordent très difficilement l’accès aux ONG, aux médias internationaux et aux observateurs», a souligné de son côté Saïd Ayachi, vice-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps). Il apparaît clairement dans un tel contexte que les négociations entre le Front Polisario et le Maroc ne reprendront pas de sitôt, à moins que le dossier des droits de l’homme ne soit mis sur la table.

Exode des Saharouis hors des villes, blocus des autorités : ni eau, ni nourriture, ni médicaments...

 Par : Merzak Tigrine,liberté Algérie, 17/10/2010
Suite au discours du président sahraoui encourageant la résistance pacifique contre l’occupant marocain, la contestation civile prend de l’ampleur au Sahara occidental avec l’installation de près de sept mille Sahraouis hors de la ville d’El-Ayoun en signe de protestation contre les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles ils vivent.
  Les populations sahraouies n’acceptent plus la répression des forces d’occupation marocaines, comme en témoigne cette vague de protestation sous forme de “résistance civile”, telle que cela avait été  recommandé par le secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, dans son discours mercredi passé. Ils étaient quelque 7 000 Sahraouis à s’être installés dans des campements de fortune à 18 km à l'est de la ville d'El-Ayoun en signe de protestation contre les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles ils vivent et contre l'occupation de leur pays, le Sahara occidental, par le Maroc. Selon une source diplomatique sahraouie, qui a révélé l’information, “les populations sahraouies dans les territoires occupés ont opté, depuis trois jours, pour une autre forme de résistance pacifique, en s'exilant massivement en dehors des villes et en dressant des campements de fortune”.
“La réaction des autorités marocaines ne s'est pas fait attendre puisqu'elles ont dépêché, en plus de l'inspecteur général des forces armées marocaines, Abdelaziz Benani, du patron de la gendarmerie, Hosni Benslimane, et de hauts gradés de l'armée, des unités des forces armées royales, de la gendarmerie et des forces auxiliaires qui ont procédé à l'encerclement des dites populations par des fils barbelés et en leur refusant tout approvisionnement en eau, nourriture et médicaments”
Bensliman
ajoute la même source.
Ce mouvement de protestation est motivé par la généralisation de la répression marocaine féroce. “Les descentes punitives des services secrets marocains, notamment à Boujdour, dont les populations se sont solidarisées avec celles d'El-Ayoun et Smara, ont fait 70 blessés et débouché sur des centaines d'arrestations et des violations massives des droits de l’homme”, indiquent les témoignages en provenance du Sahara occidental. Ceux-ci font état d'une “pratique généralisée de la torture”. À partir de là, les autorités sahraouies ont tiré la sonnette d'alarme sur la gravité de la situation dans les territoires occupés du Sahara occidental, notamment celle de ces populations.
Les dirigeants sahraouis exigent un “engagement réel de la part de toute la communauté internationale, d'autant que leur protection (populations sahraouies, ndlr) ne peut plus attendre et que chaque retard apportera inéluctablement de nouvelles souffrances”, souligne la même source. En effet, le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique et la direction du Front Polisario dénoncent énergiquement “la réaction brutale des forces d'occupation marocaines, lesquelles doivent respecter les obligations qui leur incombent en matière de droit humanitaire international, relatif à la protection des populations civiles en temps de guerre”.
Ils lancent un appel pressant à la communauté internationale, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, “pour mettre en application, sans délai, la quatrième Convention de Genève de 1949”. Il ne fait aucun doute que “ce mouvement de protestation, qui interpelle la communauté internationale pour trouver une issue urgente au conflit du Sahara occidental, basée sur la justice et le droit, intervient à la veille de la visite de M. Christopher Ross et démontre, de manière on ne peut clair, la frustration du peuple sahraoui devant l'impasse et l'échec des Nations unies dans la mise en application des résolutions pertinentes quant à la décolonisation du Sahara occidental”, a notamment souligné la source diplomatique sahraouie.

A Paris des enfants roms se prostituent pour survivre

Par RFI,11/10/2010
Razvan, 17 ans, roumain, prostitué à la gare du Nord à Paris. Son cas n'est pas isolé. Sur le parvis de la gare, ils sont des dizaines chaque jour à vendre leur corps pour survivre. Venus pour la plupart de pays d'Europe de l'Est, ces jeunes mineurs n'ont pas d'autre choix que de se prostituer, aux yeux de tous. Et leur nombre pourrait bien augmenter suite à la destruction des camps de roms autour de la capitale. Un fléau que compte bien endiguer le gouvernement : il vient de signer un accord avec la Roumanie qui lui permet de renvoyer les jeunes mineurs sans papiers dans leur pays. Une enquête de Dominique Tenza.
ECOUTER, VOIR
http://www.rtl.fr/actualites/article/prostitution-de-mineurs-en-plein-de-coeur-de-paris-5954855605#play
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"Si tu veux manger, tu es forcé de le faire", Razvan jeune prostitué roumain
Jeudi matin, les députés ont ratifié un accord franco-roumain qui autorise la France à renvoyer les mineurs roumains. Jusqu'à présent, s'ils n'avaient pas de famille, la France ne pouvait pas les expulser. C'est désormais possible, sans même passer par un juge des enfants.
La gauche et plusieurs associations évoquent une "honte". Le gouvernement répond qu'il s'agit de protéger ces mineurs livrés à eux mêmes.

Destruction de la biodiversité : le Maroc invite les Qataris à chasser les oiseaux rares au Sahara Occidental


Les Qataris tuent les oiseaux rares au Sahara Occidental

Le Maroc invite les hommes d'affaires qataris pour tuer une espèce d'oiseaux en voie de disparition au Sahara Occidental occupé.


Ces photos ont été prises récemment à l'extérieur de l'Hôtel Sahara Regency à Dakhla, au Sahara Occidental. Les photos montrent les invités qataris se reposer avant de prendre le vol de retour. Le groupe vient de terminer une expédition de chasse au Sahara Occidental. Au premier plan, un groupe de faucons de chasse.
Par Western Sahara Resource Watch (WSRW), 1/10/2010
Le Maroc accueille régulièrement des invités du Qatar pour tuer les espèces d'oiseaux en voie de disparition. Leur gibier principal est la très prisée outarde houbara (Chlamydotis undulata), qui est en voie de disparition. Le même oiseau a conduit à des conflits diplomatiques entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan, en raison de la distribution de permis de chasse.
La récente expédition de chasse du Qatar à Dakhla a été décrite par ses membres comme "excellente" avec la mort de plus de 200 oiseaux par jour, selon ce qui a été dit à Western Sahara Resource Watch. Quand cette photo a été prise, le personnel a dû faire des heures supplémentaires pour conserver et emballer les trophées pour leur expédition.
De plus inquiétant est le fait qu'ils aient été autorisés à importer des armes pour la protection de leurs faucons. Elles ont été utilisées à une occasion pour tuer un aigle d'or qui perturbait leur sport de sa présence.
Les visites des qataris sont régulières dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
En 2007 WSRW a révélé les images d'une expédition saoudienne de chasse aux oiseaux plus au nord au Sahara Occidental occupé.
Le Royaume du Maroc a ratifié la Convention sur la biodiversité depuis le 21 août 1995. Mais le Sahara Occidental n'en fait pas partie. Il est toujours sur la liste de Territoires Non Autonomes des Nations Unies .
"Pour le moment les yeux de la communauté internationale se portent sur les violations des droits de l'homme par les autorités marocaines coloniales. Le Maroc punit sévèrement toute femme, homme, et même des enfants, qui revendiquent l'application du droit à l'autodétermination. Le royaume du Maroc bloque les pages Web, les observateurs indépendant qui s'interposent, expulse des journalistes internationaux, en essayant de cacher à l'opinion publique internationale ses actions répressives dans la colonie. La recherche scientifique comme toutes les autres formes de recherche indépendante sont sévèrement entravées. Il n'est donc pas facile de déterminer à quel point le colonialisme marocain a influé sur la biodiversité du pays ", a écrit Axel Goldau en 2007 dans le rapport : Sahara Occidental - La destruction de la biodiversité par le colonialisme moderne.

Ahermoumou : La lutte légitime contre la stupide rancune des décideurs marocains

Par Ali Fkir, 16/10/2010
Ahermoumou, petite ville enclavée au sein des montagnes du Moyen Atlas (région Boulmane-Sefrou-fès), a perdu (sur décision de Hassan II) son nom amazigh, historique, au profit du nom  de Ribat-al-Kheir, qui, historiquement, ne veut rien dire.
Pourquoi cette tentative d'effacer de la mémoire des Marocain-es le nom de cette région?
Les élèves officiers de l'école militaire d’Ahermoumou, ont été impliqués (la plupart inconsciemment) dans la tentative du coup d'État du 10 juillet 1971, qui avait coûté la vie à une dizaine de généraux, à des dizaines de cadres militaires et civils de l'État, à des dirigeants politiques et autres diplomates...
La réaction de Hassan II, qui était miraculeusement sorti indemne de cette tuerie, fut impitoyable. On parle de centaines de cadets militaires qui ont disparu, la région d'Ahermoumou fut sanctionnée: la marginalisation, plus l'enclavement...changement de nom. Toute une population qui n'avait rien à voir avec le putsch avorté est jusqu'à aujourd'hui traitée comme ennemie par l'État.
Les habitant-es ont décidé de descendre dans la rue pour manifester leur colère et leur détermination à lutter pour leurs droits de citoyenneté.
Dénonçons les politiques rancunières des décideurs. Plusieurs régions sont ainsi punies pour avoir connu des évènements sociaux ou politiques anti despotiques (Ahermoumou, Khénifra, Goulmima, Tinjdad, Amallagou,...)


Les femmes d'Ahermoumou dans les rues (14 octobre 2010)

 Message transféré de Boughlala Hamid   13/10/ 2010 
مسيرة شعبية باهرمومو
ساكنة حي سهب اليازغي باهرمومو(رباط الخير اقليم صفرو) تخرج من جديد في مسيرة شعبية يوم الخميس 14 اكتوببر 2010 ابتداء من الساعة الثامنة والنصف صباحا من سهب اليازغي في اتجاه باشوية المدينة حوالي2500م احتجاجا على وضعية حيهم والتهميش الذي يطاله منذ سنوات عدم وجود قنوات الصرف الصحي، الطرق، انقطاعات الماء والكهرباء، وجود مطرح الازبال قرب الحي .....الخ
لذا نناشد كل الضمائر والقوى الحية والاقلام الحرة الى دعم هذاالشكل النضالي المشروع
للمزيد من المعلومات يرجى الاتصال ب: محمد 0649989153
او مصطفى0662625510