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mardi 13 avril 2010

Un ordre militaire permettra des déportations de masse de Cisjordanie

par  Amira HASS, Haaretz, 11/4/2010.Traduit par  Fausto Giudice, Tlaxcala

Un nouvel ordre militaire visant à empêcher « l'infiltration » entrera en vigueur cette semaine, ce qui permettra la déportation de dizaines de milliers de Palestiniens de la Cisjordanie, ou leur mise en accusation sous des charges entraînant des peines de prison pouvant aller jusqu'à sept ans.
Lorsque l'ordre entrera en vigueur, des dizaines de milliers de Palestiniens deviendront automatiquement des criminels susceptibles d'être sévèrement punis.
Compte tenu des agissements des autorités de sécurité durant la décennie écoulée, les premiers Palestiniens susceptibles d'être visés par les nouveaux règlements seront ceux dont les cartes d'identité portent une adresse de résidence dans la bande de Gaza - des personnes nées dans la bande de Gaza et leurs enfants nés en Cisjordanie - ou ceux nés en Cisjordanie ou à l'étranger qui, pour diverses raisons, ont perdu leur statut de résidents. Sont aussi susceptibles d'être visés les conjoints, nés à l’étranger, de Palestiniens.
Jusqu'à présent, les tribunaux civils israéliens ont parfois empêché l'expulsion de ces trois groupes de la Cisjordanie. Mais le nouvel ordre les met sous la juridiction exclusive des tribunaux militaires israéliens.
Le nouvel ordre définit toute personne entrée illégalement en Cisjordanie comme un infiltré, ainsi que "toute personne présente dans la zone sans permis légal". L'ordre prend la définition originale de 1969 des « infiltrés » dans son sens extrême, dans la mesure où le terme était initialement appliqué uniquement aux personnes séjournant illégalement en Israël après avoir traversé les pays alors classés comme pays ennemis - la Jordanie, l'Égypte, le Liban et la Syrie.
Le langage dans lequel est rédigé l’ordre militaire est à la fois général et ambigu, précisant que le terme « infiltré » sera également appliqué aux résidents palestiniens de Jérusalem, aux citoyens de pays avec lesquels Israël a des relations amicales (comme les USA) et aux citoyens israéliens, qu'ils soient arabes ou juifs. Tout cela dépendra du jugement des commandants de l’armée israélienne sur place.
Le Centre Hamoked pour la défense de l'individu a été la première organisation israélienne de droits humains à émettre des avertissements contre l'ordre, signé il ya six mois par l'ex-commandant des forces israéliennes en Judée et Samarie, Gadi Shamni.
Il y a deux semaines, la directrice d’Hamoked Dalia Kerstein a envoyé au général commandant en chef de l‘armée de terre Avi Mizrahi une demande de retarder l’application de l’ordre, étant donné «le changement radical qu'il provoquera en ce qui concerne les droits humains  d'un nombre énorme de personnes ».
Selon les dispositions, une personne est présumée être un « infiltrateur » si elle est présente dans la région sans un document ou permis qui attestent de sa présence légale dans la région, et ceci sans justification raisonnable. " Ces documents, est-il écrit, doivent avoir été "délivrés par le commandant des FDI en Judée et Samarie ou une personne agissant en son nom."
Les instructions, cependant, ne sont pas claires : les autorisations visées sont-elles celles actuellement en vigueur, ou s’agit-il de nouvelles autorisations que les commandants militaires pourraient émettre à l'avenir ? La disposition est également peu claire sur le statut des détenteurs de cartes de résidence en Cisjordanie, et ignore l'existence de l'Autorité palestinienne et les accords signés par Israël avec elle et l'OLP.
L'ordonnance stipule que si un commandant découvre qu'un infiltré est récemment entré dans une zone donnée, il «peut ordonner son expulsion dans les 72 heures suivant le moment où il a reçu l’ordre écrit d'expulsion, à condition que l'infiltré soit expulsé vers le pays ou la zone de d'où il s’est  ‘ infiltré’ ».
L'ordonnance permet également de poursuites pénales contre suspects d’ « infiltration »  qui pourraient déboucher sur des peines allant jusqu'à sept ans. Les personnes en mesure de prouver qu'elles sont entrées en Cisjordanie en toute légalité mais sans permission d’y rester, seront aussi jugées et seront passibles d'une peine maximale de trois ans. (Selon la loi israélienne actuelle, les résidents illégaux écopent  généralement d’un an de prison).
La nouvelle permet également au commandant des FDI dans la zone d'exiger que l’ «  infiltré » paie le coût de sa propre détention et de son expulsion, jusqu’à un total de 7 500 Shekel [=1500 €, 2000 US$].
La crainte que les Palestiniens avec des adresses à Gaza seront les premiers à être ciblés par la présente ordonnance est fondée sur les mesures qu'Israël a prises ces dernières années pour limiter leur droit de vivre, travailler, étudier ou même de se rendre en visite la Cisjordanie.. Ces mesures violaient les Accords d'Oslo.
Selon une décision prise par le commandant  militaire (israélien) en Cisjordanie et qui n'était étayée par une quelconque  législation militaire, depuis 2007, les Palestiniens avec des adresses à Gaza doivent demander un permis de séjour en Cisjordanie. Depuis 2000, ils ont été définis comme étrangers en situation irrégulière s'ils ont des adresses de Gaza, comme s'ils étaient des ressortissants d'un État étranger. Beaucoup d'entre eux ont été expulsés vers la bande de Gaza, y compris ceux nés en Cisjordanie.
Actuellement, les Palestiniens ont besoin de permis spéciaux  pour entrer dans les zones près de la barrière de séparation [lisez : le Mur d’apartheid, NdT], même si leurs maisons sont là, et les Palestiniens ont longtemps été exclus de la vallée du Jourdain sans autorisation spéciale. Jusqu'en 2009, les résidents de Jérusalem-Est avaient besoin d’une permission pour entrer dans la zone A, territoire sous contrôle total [ ?, NdT] de l’Autorité palestinienne.
Un autre groupe devrait être particulièrement affecté par les nouvelles règles : ce sont les Palestiniens qui ont déménagé en Cisjordanie en vertu des dispositions de regroupement familial, qu’Israël a cessé de garantir depuis plusieurs années.
En 2007, suite à une série de pétitions d’ Hamoked et comme geste de bonne volonté en direction du  président palestinien Mahmoud Abbas, des dizaines de milliers de personnes ont reçu des cartes de résidence palestiniennes. C’était l'Autorité palestinienne qui distribuait les cartes, mais Israël avait le contrôle exclusif sur ceux qui pouvaient les recevoir. Des milliers de Palestiniens, cependant, sont resté classés comme « étrangers en situation irrégulière», y compris ceux qui ne sont citoyens d'aucun autre pays.
Ce nouvel ordre est le dernier pas franchi par le gouvernement israélien ces dernières années pour exiger des permis qui limitent la liberté de circulation et de résidence précédemment conférées par les cartes d'identité palestiniennes. Les nouveaux règlements sont balayent très large, permettant des mesures pénales et l'expulsion massive de personnes de leurs foyers.
Le bureau des porte-paroles de l’armée a répondu à notre demande: «Les amendements apportés à l'ordonnance sur la prévention de l'infiltration, signés par le Commandement central de l’armée de terre, ont été émis dans le cadre d'une série de manifestes, ordres et nominations en Judée et en Samarie, en hébreu et en arabe, comme requis, et seront affichés dans les bureaux de l'administration civile et des avocats de la  défense près des tribunaux militaires en Judée et en Samarie. L'armée israélienne est prête à exécuter l'ordre, qui n'est pas destiné à s'appliquer aux Israéliens, mais aux étrangers en situation irrégulière en Judée et en Samarie. »
 

Zahra et ses camarades en grève de la faim

Nous nous associons à Ali Fkir pour redire notre totale solidarité avec la militante Zahra et ses camarades dans leur combat légitime.
المعتقلون السياسيون، مجموعة زهرة
بــــــــــــــــــــــــلاغ
اضراب انذاري عن الطعام لمدة 72 ساعة
بعد أن تم اسدال الستار على آخر فصول محاكمتنا الصورية ، وذلك يوم الأربعاء 31//03/2010 حيث تم توزيع 25 سنة سجنا نافذا موزعة على الشكل التالي :
* مراد الشويني 4 سنوات سجنا نافذا مع غرامة مالية قدرها 80000
* خالد مفتاح 3 سنوات سجنا نافذا
*وسنتين سجنا نافذا في حق كل من الرفاق :
- زهرة بودكور - عثمان الشويني - محمد العربي جدي - محمد جميلي - يوسف العلوي - علاء الدربالي - جلال القطبي - يوسف الشدوفي - ع الله الراشدي.
سيسعى النظام القائم بالمغرب من خلال إدارة السجن " بولمهارز " السيئ الذكر إلى ترحيلنا قسرا، مع العلم أن القانون الداخلي للمندوبية يقضي بمرور أسبوعين على الأقل بعد الحكم الاستئنافي لكي يتم الترحيل بل أكثر من ذلك افتتحت ادارة السجن باب الترحيلات القسرية بدءا بالرفاق مراد و عثمان الشويني و علاء الدربالي الى السجن المحلي بالصويرة يوم الاثنين5/04/2010 .و الرفاق محمد العربي جدي و خالد مفتاح و يوسف المشدوفي الى السجن المحلي بقلعة السراغنة يوم 7/04/2010 . أما ع الله الراشدي و محمد جميلي و يوسف العلوي فقد تم ترحيلهم الى السجن الفلاحي بأزيلال في نفس اليوم ، ليرحل الرفيق جلال القطبي الى سجن بنكرير الى جانب الرفيقة زهرة بودكور التي تم ايداعها بنفس السجن في حي النساء لاتقطنه إلا سجينة واحدة ( أو السجن الانفرادي بشكل اخر ) وقد تم استقبالنا بالوعيد في محاولة يائسة لترهيبنا وكسر شوكتنا من داخل هذه السجون .
ان هذا الترحيل القسري الذي أراد النظام القائم بالمغرب من خلاله المزيد من عزلنا وضرب التراكمات التي حققناها داخل السجن من خلال ادائنا السياسي و الميداني و المزيد من تعميق معانات عائلاتنا وإضعاف حركتهم المكافحة .
أمام هذا الوضع نعلن للرأي العام الوطني و الدولي ما يلي :
- عزمنا الدخول في اضراب انذاري عن الطعام لمدة 72 ساعة ابتدائا من يوم الاربعاء 14/04/2010 تنديدا بالمحاكمة الصورية التي تعرضنا لها وبالترحيل القسري الذي تعرضنا له
- و مطالبتنا بالاستجابة لمطالبنا العادلة و المشروعة و المتمتلة أساسا في :
* اطلاق سراحنا الفوري
* تجميعنا في عنابر تتوفر على كافة الشروط ( الاسرة ، النظافة ، التغدية ، التطبيب ....)
* التمديد في الفسحة اليومية
* تمتيعنا بالزيارة المفتوحة لكافة افراد العائلة ورفاقنا ...
* توفير فضاء للدراسة
* الترخيص باستعمال الهاتف دون قيد أو شرط
* السماح بطهي طعامنا
وفي الاخير اذ نحمل المسؤولية الكاملة للنظام القائم في المغرب إلى ما ستؤول إليه الأوضاع داخل السجن في حالة عدم الاستجابة لمطالبنا ، ندعو كافة المناضلاين و كافة الديمقراطيين الى النضال من أجل اطلاق كافة المعتقليين السياسيين .
السجن المحلي بالصويرة
السجن المحلي ببنكرير
السجن المحلي بقلعة السراغنة
السجن المحلي بأزيلال

Les anciens mineurs marocains du Nord pas de Calais occupent les locaux de l'ANGDM

Par Ayad Ahram, secrétaire général de l'ASDHOM, 13/4/2010
L’ASDHOM vient d’apprendre qu’un Collectif formés d’anciens mineurs marocains du Nord Pas de Calais, soutenu par l’Association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais, occupe actuellement les locaux de l’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM) de Noyelles sous Lens (62) pour protester contre les inégalités de traitement. Ces anciens mineurs marocains ont tous été licenciés suite à un « plan social » décidé en 1987. Ils sont victimes d’exclusion et ne bénéficient pas, comme tous leurs collègues français, du droit au logement.
L’ASDHOM soutient leur mouvement et demande à l’ANGDM de satisfaire leurs doléances.
Vous trouverez ci-après le communiqué de l’AMMNPC à ce sujet.
Pour le bureau exécutif,
Dechy Le 13 avril 2010
COMMUNIQUÉ 
LE COLLECTIF D’ANCIENS MINEURS SE DÉPLACE A L’ANGDM
Soutenu par l’association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais, un collectif d’anciens mineurs Marocains du Nord Pas de Calais est actuellement dans les locaux de L’ANGDM (avenue de la Fosse 23, BP 19 62 221 Noyelles sous Lens) pour dénoncer les inégalités de traitement qu’ils subissent encore aujourd’hui suite à l’échec du plan social établi à la fermeture des mines.
Le collectif des anciens mineurs et l’A.M.M.N ont déjà sollicité par écrit le 19 mars 2010 l’ANGDM pour être reçu mais en vain.
Dans l’espoir d’être entendu, nous attendons les responsables de l’ANGDM au sein de leurs locaux.
Association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais
33 rue Casimir Beugnet
59187 DECHY
Tél : 03.27.96.23.34
Fax : 0327981476

Cyberaction N° 350 : Libération de tous les prisonniers d'opinion sahraouis


  PAR Régine Villemont, pour l’Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (AARASD) ; Alain Uguen, pour l'association Cyber@cteurs, 14/4/2010
Un seul clic suffit
http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=83
La question du respect des droits de l'homme est lourde et douloureuse pour le peuple sahraoui occupé par le Maroc ou en exil en Algérie depuis 1976. Plus de 500 personnes disparues depuis 1976, pour lesquelles leurs familles sans nouvelles n'ont pu faire le deuil. Cinquante deux prisonniers d'opinion, défenseurs des droits humains et militants de l'autodétermination qui depuis plus d'une dizaine d'années expriment pacifiquement leur revendication pour leur liberté d'expression et de circulation.
Sept d'entre eux ont été arrêtés le 8 octobre 2009, à leur descente d'avion à Casablanca, revenant des campements de réfugiés, accusés d'atteinte à la sécurité de l'Etat, pour avoir rejoint leurs compatriotes ! Ils sont toujours en prison, à Salé, en attente de procès. Au 12-04-2010, ce sont 36 personnes qui font désormais la grève de la faim depuis 26 jours; par ce seul moyen pacifique, ils espèrent tous être entendus, soutenus pour obtenir leur libération immédiate.
De nombreux soutiens s'expriment dans le monde, parlementaires d'Europe, d'Afrique et d'Amérique latine, associations des droits de l'homme et associations solidaires avec le peuple sahraoui.
A vous aussi de réagir en vous adressant aux autorités marocaines et avec cette pétition peser pour la libération des sept de Salé et de tous les prisonniers d'opinion sahraouis.

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne


Monsieur Mohamed Taib NACIRI, Ministre de la justice,
En application de l’article x de la déclaration universelle des droits de l’homme, fondement de tout Etat de droit, de l’article 21 du traité de Lisbonne, et de l’article 2 de l’accord de partenariat que votre gouvernement vient de confirmer avec l’Union Européenne, je me joins à la campagne internationale de solidarité avec le peuple sahraoui pour la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers d'opinion sahraouis détenus dans les prisons marocaines et en particulier ceux et celles de la prison de Salé dont les noms suivent :
- Mme Degja Lachgar, numéro d’écrou 50016,
(poursuivie en liberté provisoire, non gréviste).
- Ali Salem Tamek, numéro d’écrou 50010 ;
- Brahim Dahane, numéro d’écrou 50014 ;
- Ahmed Naciri, numéro d’écrou 50015 ;
- Yahdih Ettarouzzi, numéro d’écrou 50012 ;.
- Saleh Lebaihi, numéro d’écrou 50011 (non gréviste) ;
- Rachid Sghayer, numéro d’écrou 50013.
Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, monsieur le Ministre, l’expression de ma vigilance citoyenne.
EN SAVOIR PLUS…

Pour compléter vos informations sur cette situation, vous pouvez consulter le site multilingue de la campagne internationale :

http://www.libertadpresospoliticossaharauis.com/

et sur celui de l’Association des Familles de Détenus et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) :
http://www.afapredesa.org

et sur l’histoire et la situation du Sahara occidental, les sites suivants :
http://www.arso.org
http://www.sahara-info.org/
http://www.sahara-occidental.com/
http://www.wsrw.org/
http://www.westelijkesahara.be

ou encore sur l’exploitation des richesses :
http://www.fishelsewhere.eu/index.php?parse_news=single&cat=195&art=1022






Désavoué, le (trop obéissant) préfet de la région Centre veut quitter ses fonctions

Par LEMONDE.FR avec AFP 28/03/2010

Interrogée par l'AFP, la préfecture indique "ne pas avoir de commentaire à faire" pour l'instant. Même réaction au ministère de l'intérieur qui rappelle que "les décisions concernant les préfets sont prises en conseil des ministres".
Le 20 février, Najlae Lhimer s'était rendue à la gendarmerie de Château-Renard (Loiret) pour porter plainte pour maltraitance contre son frère, mais elle avait été placée en garde à vue et immédiatement expulsée de France car elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français remontant au 24 novembre 2009.
Son expulsion avait soulevé l'indignation des associations de défense des droits humains, qui avaient exigé son retour immédiat en France.
M. Fragneau avait, de son côté, soutenu les services de la préfecture qui avaient délivré l'avis de reconduite aux frontières.
Mais, le 8 mars, date de la Journée de la femme, Nicolas Sarkozy avait autorisé Najlae à revenir en France. La jeune fille a repris ses cours le 15 mars au lycée professionnel d'Olivet, près d'Orléans, après trois semaines passées au Maroc.
Selon le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui défend les sans papiers scolarisés et expulsés, Najlae Lhimer vivait en France depuis 2005 pour échapper à un mariage forcé dans son pays, mais était régulièrement battue par son frère.

lundi 12 avril 2010

Bravo les sans-droits de Casablanca !

Par Ali Fkir, 12/4/2010
Le Comité de dialogue désigné par les sans-droits au logement de dignité était composé de 17 personnes dont 15 représentant-es des quartiers populaires (8 femmes et 7 hommes), en plus des camarades Mohammed Abounasr (coordinateur du Comité de suivi) et Abdellatif Dchiche (président de l'AMDH - section de Casablanca)..

مجلس مدينة الدار البيضاء لجنة متابعة ملف السكن بالبيضاء
بلاغ مشترك
انعقد بمقر مجلس مدينة الدار البيضاء اجتماع يوم الجمعة 9 ابريل 2010 بين السيد نائب رئيس مجلي المدينة بالدار البيضاء و وفد عن لجنة متابعة ملف السكن و ضمنه الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بالبيضاء.
و بعد التطرق للمشاكل التي يعاني منها سكان البيضاء و تقديم الملف المطلبي لساكنة الأحياء المهمشة و المنازل المنهارة و الآيلة للسقوط و ملفات الأحكام بالإفراغ و الهدم و بعد نقاش مستفيض خلص اللقاء إلى ما يلي:
1- التعجيل بوقف أحكام الإفراغ و حل القضايا المستعجلة.
2 – عقد اجتماع بين ممثلي لجنة ملف السكن و مجلس المدينة و السلطات المحلية من ولاية و عمالات و مناديب السكن و الإحصاء و التخطيط و مكتب الدراسات لمعالجة هذه المشاكل و وضع حد لمعاناة السكان قبل نهاية شهر ابريل 2010
و في الأخير سجل الاجتماع و المجتمعون الجو الصريح و الايجابي الذي طبع هذا اللقاء.
و يحمل البلاغ توقيعات: احمد يريجة عن مجلس المدينة، و عبد اللطيف دشيش عن الجمعية المغربية لحقوق الإنسان – فرع الدار البيضاء، و محمد ابونصر عن لجنة متابعة ملف السكن.

Ce qui a été écrit à la veille de la rencontre :
Un face à face inédit
Au cours de leur AG de dimanche 4 avril 2010 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique: la VD), les sans-droits au logement salubre ont fixé un nouveau plan de lutte.
Le lundi 5 avril 2010, le camarade Mohammed Abounasr coordinateur du "COMITE DE SUIVI DU DOSSIER DE L'HABITAT A CASABLANCA" fut informé que le "Conseil de la ville de Casablanca" qu'il accepte (enfin) de rencontrer les représentant- es du mouvement des sans-logements salubres.
Le mercredi 7 avril 2010, les représentant- es des victimes de l'exclusion, se sont retrouvé-es au sein du siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD). Un comité de négociation a été constitué: 15 représentant- es des quartiers populaires et 3 militants des droits humains dont le coordinateur du "COMITE DE SUIVI...", le camarade Mohammed Abounsr, et le président de l'AMDH-section de Casablanca, le camarade Abdellatif Adchiche.
La réunion avec le conseil de la ville de Casablanca aura lieu le vendredi 9 avril 2010.
Rappelons que jusqu'à présent toutes les parties concernées par ce dossier refusaient de dialoguer avec les représentant- es (les vrai-es) des quartiers populaires, prétextant que "ces gens ont leurs élus et que seuls ces derniers sont habilités à discuter avec les autorités et autres organismes concernés par les problèmes de l'habitat".
Première victoire des sans-droits. C'est la première fois qu'ils ont pu désigner démocratiquement leurs vrai-es représentant- es.
souhaitons que toutes les parties concernées par les problèmes de l'habitat prennent au sérieux les revendications des sans-logements salubres et s'engagent à trouver des solutions adéquates.
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
Ali Fkir (8 avril 2010)
NB: le côté comique de cet événement c'est de voir le face à face entre les vrai-es représentant- es des sans-droits de citoyenneté et des créatures enfantées par des mascarades makhzaniennes, et que celles-ci ne pourront dire que ce qu'on leur souffle de derrière le rideau du ministère de l'intérieur..

Le rapport de Ban Ki-Moon est un mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental

Par Malainin Lakhal, 12/4/2010
En réaction au dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur le Sahara Occidental, le Secrétaire Général de l’Union des Journalistes et Ecrivains Sahraouis estime que le rapport est un "mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental, et une négligence complète des questions essentielles de décolonisation."
Mr. Lakhal a ajouté samedi dans une déclaration sur le site d’UPES que "malgré sa timide tentative d’aborder la question des droits de l’homme en exprimant sa préoccupation, Mr. Ban Ki-Moon a négligé la profonde préoccupation exprimée par toutes les organisations internationales des droits de l’homme qui ont dénoncé clairement les flagrantes violations des droits de l’homme par le Maroc. Il n’a pas non plus abordé le sujet de façon à servir le processus de la paix au Sahara Occidental en impasse, et n’a pas le courage de reconnaître la responsabilité de son organisation dans l’échec de la décolonisation du Sahara Occidental."
"Pire encore, ajoute le journaliste sahraoui, à lire le rapport, on peut penser que les deux parties au conflit sont responsables de ses violations à part égales! Cela doit être ouvertement condamné. Il est inacceptable que le Secrétaire Général de l’ONU essaie de mettre criminel et victime dans le même panier, alors que la raison et les faits auraient dû lui faire faire pression sur la partie qui entrave la mise en application du droit international, la partie qui occupe un pays par la force et la violence, et commet tous les jours des violations des droits de l’homme sous le regard d’une mission de l’ONU immobile sur le terrain. »
Malainin Lakhal a affirmé que le rapport avait "pleinement satisfait" les revendications du Maroc, et estimé que le Secrétaire Général avait "apparemment succombé aux pressions Françaises et Marocaines."
Le journaliste sahraoui se demande "qu’elle est l’utilité d’un tel rapport? Quel est le bénéfice que les Sahraouis obtiennent à respecter leur engagement international et à collaborer positivement avec l’ONU, si tout ce qu’ils obtiennent sont des rapports vides et des résolutions inappliquées? Pire, il semble que les documents de l’ONU nous éloignent à chaque fois d’avantage du cœur du problème, qui est toujours la décolonisation, l’autodétermination et le référendum, pour les minimiser et le réduire à une question humanitaire et de realpolitik."
Il estime d’autre part que les Sahraouis et leurs soutiens assument une grande part de la responsabilité de la situation et doivent "comprendre que la balle est dans leur camps maintenant, et que l’ONU et la soi disant communauté internationale ne comprennent que le langage de la pression, les rapports de force et les intérêts, et cela signifie que les Sahraouis ont à se tourner vers eux même, et évaluer s’ils jouent les cartes en leur possession comme ils le devraient."
Interrogé sur la pertinence de la reprise de la lutte armée, le SG d’UPES a estimé que "l’option de la reprise de la guerre doit rester une possibilité car après tous c’est un moyen légitime de défendre et de récupérer ses droits, à en croire les principes du droit international relatives aux luttes légitimes des peuples sous colonisation. Mais je pense que nous pouvons recouvrer nos droits et contraindre les Marocains et leurs alliés à respecter et faire appliquer la légalité internationale si nous réussissons à utiliser les cartes qui sont dans nos mains, tels que le respect des droits de l’homme, les ressources naturelles, la diplomatie populaire, et le renforcement de notre front intérieur, en imposant la république sahraouie comme une réalité définitive."
"Le Maroc est un régime colonial, féodal et anti-démocratique qui réussit pourtant à cacher sa face hideuse derrière de faux masques, mais avons-nous réussi à l’isoler au niveau international ? Nous devons travailler à l’isoler comme les réseaux Sud Africains ont réussi à isoler le régime de l’Apartheid dans les années 80. Pour réussir cela nous avons à reconsidérer sérieusement notre stratégie, à réorganiser nos priorités et à reconstruire le réseau international de solidarité, qui est tristement désarticulé et désorganisé. Et nous devons avoir le courage de faire cela."

URGENT : Aujourd'hui 12/04/2010 UN RASSEMBLEMENT: Non à un promenade Ben Gourio

De : CCIPPP , 12/4/ 2010 (06:43)

Notre mobilisation contre la promenade Ben Gourion à Paris doit se renforcer! Le rassemblement d'aujourd'hui est une étape.
- Continuons à écrire au Maire de Paris ainsi qu'aux élu-e-s depuis le site http://www.urgence-gaza.net à ce jour il n'y a que 500 personnes qui l'ont fait, c'est très peu!!!!!!
- Informez vos ami-e-s, notamment ceux de paris est indispensable, les élu-e-s sont sensibles à leurs électeurs! les outils facebook, twitter ... sont utilisables directement depuis le site
- dans la rubrique "le plus" du site urgence-gaza.net vous pouvez lire les prises de positions.


NON à une promenade Ben Gourion à Paris
UN RASSEMBLEMENT EST APPELE LUNDI 12/04/2010 à 18h30 devant l’HOTEL DE VILLE.
le collectif demande également à être reçu par le maire de Paris.
lettre du Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens

Madame, Monsieur,
Le Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens tient à manifester son indignation devant la décision du Conseil de Paris d’attribuer à une promenade de la capitale le nom de David Ben Gourion, et de l’inaugurer le 15 avril en présence du chef de l’Etat d’Israël Shimon Peres.
Si David Ben Gourion est le fondateur de l’Etat d’Israël, il est aussi l’homme qui a conçu et dirigé la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de cinq cents villages, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, et l’exécution de nombreux civils.
Ces crime, confirmés de façons très précises par les « nouveaux historiens » israéliens, ne sont à ce jour ni reconnus ni réparés par l’Etat d’Israël.
La politique de répression accrue dans la dernière période, dans toute la Cisjordanie, comme à Bil’in et Na’ilin, la colonisation et l’annexion revendiquées de Jérusalem-Est, le siège de Gaza imposé depuis trois ans à un million et demi de civils, constituent un contexte qui rend insupportable l’honneur qui veut être fait à Shimon Peres, président d’Israël et devrait conduire le maire à annuler cette inauguration.
Cette décision constitue une légitimation inacceptable de la politique d’Israëlet est une véritable provocation. Elle ne sert en aucune façon la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. La Mairie de Paris devrait au contraire exercer des pressions sérieuses sur l’occupant afin de marquer sa désapprobation d’une telle politique et d’exiger qu’il respecte le droit international.
Si, malgré tout, cette inauguration devait être maintenue, nous appelons les élus du Conseil de Paris à ne pas la cautionner par leur présence, et donc à ne pas y assister.
Veuillez recevoir nos respectueuses salutations


- Alliance for Freedom and Dignity (AFD)
- Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF)
- Association France Palestine Solidarité (AFPS)
- Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC)
- Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Française (AJPF)
- Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
- Comité Justice et Paix en Palestine 5è
- Collectif Faty Koumba
- Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, Strasbourg
- Collectif des musulmans de France (CMF)
- Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis)
- Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO)
- Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
- Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)
- CEDETIM
- La Courneuve-Palestine
- Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP)
- Génération Palestine
- Les Alternatifs
- Les Femmes en noir
- les Verts
- Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
- Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
- Organisation Femmes Egalité
- Parti Communiste Français (PCF)
- Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
- Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM)
- Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS)
- Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)
- Union syndicale Solidaires
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France

dimanche 11 avril 2010

Les Droits de l'Etre Humain toujours bafoués au Sahara occidental et au Maroc !

Dans le cadre de la présidence espagnole de l’Union Européenne, les 7 et 8 mars 2010 a eu lieu le sommet de Grenade (Espagne), la première réunion entre l’Union Européenne et le Maroc dont l’objectif est l’élaboration du dénommé 
“Statut Avancé”.
Par Régine Villemont, secrétaire générale de l'AASrads, Paris 10 mars 2010
Bilan de la cyber action des Cyberacteurs : 3914 personnes ont écrit à ministro@maec.es.,

Au Sahara occidental occupé, par le Maroc, aucune expression possible!
Dès la nouvelle du retour à El Aïoun, des 11 défenseurs sahraouis des droits de l’homme en provenance des campements de réfugiés de Tindouf, le 8 mars, l’Association des Amis de la RASD s’était félicitée de la réaction des autorités marocaines devenues respectueuses de la libre circulation des personnes!
De même la déclaration conjointe Union Européenne- Maroc signée à l’issue de la réunion de Grenade, accordant une grande importance à la consolidation de l’Etat de droit, à la démocratie en les installant comme un des piliers du partenariat UE/Maroc, semblait de bonne augure!
En quelques heures, ces déclarations ont été brutalement démenties par la répression violente et imbécile d’une manifestation pacifique organisée à El Aïoun le 9 mars, dès le retour des 11 défenseurs des droits de l’homme. La consolidation de l’Etat de droit est-elle impossible au Sahara occidental et toute expression contraire au tabou de l’intégrité territoriale ne peut –elle s’exprimer sans risquer la brutalité policière ou la prison?
L’Association des Amis de la RASD dénonce vigoureusement cette nouvelle atteinte aux droits de l’homme et ce déni de toute expression démocratique à l’encontre des militants et défenseurs sahraouis des droits de l’homme.
Deux de ses membres ont été depuis le début aux côtés de ces 11 militants. Elles ont pu témoigner avec émotion et sincérité de l’ampleur de cette mission et de leur stupeur face à la brutalité de la répression d’une manifestation pacifique, simplement destinée à réclamer l’application d’un droit reconnu depuis 1966 par la Communauté internationale.
Avec elles, l’Association des Amis de la RASD témoigne de tout son soutien aux victimes de la répression et à leurs familles.
L’Association des Amis de la RASD, constate que l’heure n’est plus aux déclarations de principe et aux engagements de fin de conférence sans effet sur le terrain. L’heure est à la fermeté.
La Communauté internationale doit enfin se donner les moyens de protéger la population civile sahraouie en élargissant le mandat de la MINURSO à la surveillance effective du respect des droits de l’homme et en mettant le Maroc en situation de respecter au Maroc comme au Sahara occidental, ses engagements internationaux.
Première étape pour qu’enfin le référendum d’autodétermination devienne possible et permette au dernier peuple colonisé d’Afrique de choisir librement son destin.
Paris, le 10 mars 2010
Régine Villemont
Secrétaire Générale de l'AARASD

samedi 10 avril 2010

Un gendarme suspendu pour un poème anti-Sarkozy

 5/4/2010
Un gendarme a été suspendu par sa hiérarchie cette semaine pour avoir écrit un poème de soutien à l'officier Jean-Hugues Matelly, lui-même radié pour une tribune publiée sur Rue89.
Ce poème, intitulé Il pleut sur nos képis a été publié sur le forum de l'association "Gendarmes et citoyens" il y a quelques jours.
Il est dédié à Jean-Hughes Matelly, ancien chef d’escadron de la gendarmerie qui avait ouvertement pris position contre le rapprochement de la police et de la gendarmerie au sein du ministère de l’intérieur sur le siteRue89. 

Il pleut sur nos képis

"Il faisait beau alors, le jour où j'ai signé !
Je me souviens comme j'étais fier de m'engager,
D'être formé à ce métier par mes aînés…

Du bon droit je voulais être le soldat,
Dans le respect des traditions et des hommes.
Du citoyen, à tout faire je serai l'homme !

De ma personne alors, j'ai donné sans compter.
Ma famille dans cette voie s'est trouvée liée.
Mes devoirs étaient les siens sans qu'elle ait signé…

Nos Gradés, nos Officiers étaient nos modèles.
Ils savaient nous motiver et nous ordonner.
Alors nous étions soudés, unis et fidèles…

Nous savions des sacrifices la juste raison,
Et étions tous reconnus “Servants de la Nation ! ”
De la France, la plus noble et vieille Institution.

Un nouveau Roy fût nommé, et tout a changé.
Diviser pour mieux régner, tel était son but !
Il y parvint bien, précipitant la chute !

Pour ce faire, il choisit bien parmi les nôtres,
Ceux d'entre eux les plus vénaux, les moins fidèles,
Leur fit tant miroiter, qu’ils furent ses “apôtres”.

Ces vendus et parjures aujourd'hui, ont ourdi
D'enterrer sans coup férir notre belle histoire…
De nous taire ils nous ordonnent, arguant : “Tout est dit ! ”

L'un des nôtres osa parler sans démériter,
se faisant ainsi le râle de notre douleur…
Il fût vite éliminé par ces fossoyeurs !

Aujourd'hui, Sainte Geneviève saigne et pleure,
Je sens bien ses larmes chaudes sous mon képi,
Comme si sur moi SARKOZY faisait son pipi…

Soldats nous sommes, et c'est debout que nous mourrons.
Et à l'instar de CAMBRONNE, “MERDE” nous dirons.
Nous briserons nos armes, mais nous taire “Pas question ! ”

Nous ne sommes que des hommes, soldats mais citoyens,
Et nos voix dans l'urne pèsent bien pour un scrutin…
Qu'on les entende ensuite, d'étonnant n'a rien.

Nous taire il ne faut point, surtout si c'est la fin !
Au pays des Droits de l'Homme, on dénie les miens.
Fidèle, loyal je suis, muet je ne suis point.

Même si tout est fini, que prévue est la fin,
Nous n'irons au sépulcre qu'après avoir tout dit.
Geneviève, Chère Patronne, Il pleut sous nos képis !"

Adjudant A.

Maintenir la paix au Sahara Occidental n’est pas l’apanage de l’ONU

Par APSO, 9/4/2010
Le rapport du secrétaire général de l’ONU recommande que la mission chargée de l’organisation du référendum au Sahara occidental soit prolongée d’un an. Telle quelle. Sans la charger de la protection des richesses qui sont volées, ni des humains qui sont brutalisés.
La Minurso a été mise en place en 1991, parce que le référendum était la condition mutuellement acceptée lors du cessez-le-feu d’une guerre qui durait depuis 1975 entre les Sahraouis et les Marocains.
Rien n’est fait. 200 000 sahraouis survivent en exil dans un désert des plus inhospitaliers, sous perfusion alimentaire et financière internationale.
Le Maroc, protégé des Sahraouis libres par un mur de 2700 Km de long pille en toute illégalité les ressources naturelles du Sahara Occidental. Phosphates, poissons, sable, produits de la terre… appartiennent aux Sahraouis, sont volés et vendus aux profits des colonisateurs.
Le Maroc, brutalise homme femme et enfants sahraouis, dans une tentative de génocide où les armes les plus viles sont courantes. Violences, tortures physiques et psychologiques, libre circulation de la drogue et l’alcool, humiliations professionnelles, asservissement et corruptions…
Au vu et au su de la communauté internationale.
Les avis des services juridiques de l’ONU sur le pillage des ressources naturelles, avis Corell de 2002, et du Parlement européen, juin 2009, sont pourtant clairs.
Les déclarations du l’AG de l’ONU, du conseil de sécurité de 1975, 1979 (date du retrait de la Mauritanie du Sahara Occidental) sont pourtant aussi claires que la centaine de résolutions diverses qui prônent l’autodétermination du peuple occupé, sur son avenir et ses richesses.
L’hypocrisie se niche au cœur du rapport du secrétaire général de l’ONU qui fait exister une impossible réciprocité des situations des Droits de l’homme dans un pays occupé, et dans des camps de réfugiés, administrés par la république crée par ces mêmes réfugiés.
Ceci quand des faits chaque jour plus inquiétants avilissent le Sahara Occidental occupé.
Pour la promesse d’un hypothétique sac de riz, pour quelques pièces, les colons marocains attaquent les défenseurs sahraouis des Droits de l’Homme à coups de pierres et de bâtons. Parmi les colons, les policiers qui œuvrent comme organisateurs et perdent parfois le contrôle du déchaînement qu’ils ont convoqué.
36 Prisonniers sahraouis, en grève de la faim depuis 23 jours pour certains, jettent silencieusement un appel au monde, pour que soient respectés leurs droits.
La croyance sahraouie en l’ONU et en la paix est pourtant aussi forte que la nouvelle trahison de cette dernière, qui sacrifie ses principes et valeurs sur l’autel de la démagogie.
Quand le conseil de sécurité assumera-t-il son noble rôle, en ayant réellement les moyens d’intervenir ?
Quand les Etats membres du conseil de sécurité auront-il le courage politique de faire respecter « la mission sacrée » de protection des peuples encore sous colonisation ?
Amis du Peuple Sahraouih : http://ap-so.blogspot.com/

A Figuig, les sans-droits sont toujours en route vers l’Algérie

Par Ali Fkir, 9 et 10/4/2010
Les sans-droits au travail de la province de Figuig ont quitté cet après-midi (vendredi 9 avril 2010) la ville de Bouarfa en direction des frontières algériennes et cela pour protester contre les tergiversations des diverses administrations locales et nationales concernant l'embauche.
Rappelons que des dizaines de milliers des jeunes diplômés issus des familles pauvres se trouvent victimes des politiques antipopulaires de l'Etat marocain. Sans fonds en banque, sans piston, sans corruption...le jeune marocain est condamné au chômage. C'est un marocain sans droits de citoyenneté.
Rappelons aussi que des régions comme celle de Figuig sont dépourvues de toute ressource naturelle, d'infrastructures, d'industrie, d'agriculture...La solidarité nationale entre les régions n'a aucun sens au Maroc.
A 17h30 du vendredi 9 avril 2010, les sans-droits sont toujours en marche vers l'Algérie.
La solidarité nous interpelle.
En date de : Jeu 8.4.10, mohamed jamai a écrit :

خبر عاجل غدا تدخل المعركة الاقليمية التي تخوضها فروع التنسيق الاقليمي لفجيج منعطفا تاريخا مهما على مستوى تنويع الاشكال النضالية اد امام تنصل العامل الاقليمي من الوعود التي قدمها في شخص كاتبه العام للسكريتارية الاقليمية والتي تنص على الغاء المباراة المعلن عنها ببني تدجيت وجرد المناصب الشاغرة محليا واقليميا والاتفاق على استفادة كل الفروع من حصة من هذه المناصب الشاغرة بالاضافة الى تحديد جدولة زمنية لتفريغ الوعود لكن مع توالي الايام اتضح ان العامل وجريا على عادة اسلافه كان يريد ربح مزيد من الوقت الاضافي لا غير والاكتر من ذلك عسكرة المؤسسات العمومية وحرمان المعطلين من التصديق علىوثائقهم وامام هذا الوضع المخزي الذي بلغه المسؤولون الاقليمييون خلصت فروع التنسيق الى الرد على التحدي بالتحدي فتقرر خوض اضراب عن الطعام ابتداء من الجمعة 9ابريل2010 هدا بالاضافة الى الانطلاق في مسيرة للنزوح الى الجزائر وتم تحميل المسؤولية فى ذلك الى النظام القائم في المغرب عبر ممثله الاقليمي وانها لمعركة حتى النصر وليخسأ الخاسؤون

Des dizaines de militant-es de l'ANDCM de la province de Figuig sont toujours en marche vers l'Algérie.
Malgré la nuit, la faim, la soif, les obstacles géographiques les menaces des forces de répression les sans-droits de citoyenneté, les enfants diplômés des familles pauvres victimes de l'exclusion, bravent toutes ces difficulté et avancent dans le désert.
. Il est 22h10mn du vendredi 9 avril2010
La solidarité nous interpelle

vendredi 9 avril 2010

Le Maroc doit mettre fin au harcèlement des activistes sahraouis

Un message d'Annie Delay, coordinatrice Maroc/ Sahara Occidental, d'Amnesty International, 9/4/2010

Je vous transmets une nouvelle que vient de publier Amnesty International au sujet du harcèlement et de l'intimidation dont sont l'objet les militants sahraouis.
Comme vous le savez, cinq détenus de Salé entament leur quatrième semaine de grève de la faim et leur santé a atteint un point critique.Ils sont déterminés à pousuivre leur grève de la faim jusqu'à ce qu'ils soient, soit jugés, soit libérés.
Ali Salem Tamek, défenseur de droits humains sahraoui, adopté par Amnesty International, a été conduit à l'hôpital mardi ; il a refusé d'être nourri par intraveineuse.
Je ne dispose pas pour l'instant de la traduction française/arabe de cette nouvelle ; je vous la ferai parvenir dès qu'elle sera prête.
Amicalement,
Annie Delay
Amnesty International France
http://www.amnesty.fr
01 53 38 65 62

9 April 2010
Amnesty International has called on the Moroccan authorities to end the ongoing harassment and intimidation of Sahrawi activists, as five of six who have been detained since last October began the fourth week of a hunger strike in protest at their detention without trial.
The hunger strikers are among a number of Sahrawi activists who have faced harassment and intimidation after visiting refugee camps in Algeria administered by the Polisario Front, which calls for the independence of Western Sahara and has set up a self-proclaimed government-in-exile.
One group was beaten with batons at Laayoune airport last Wednesday when they returned to Western Sahara from the Tindouf refugee camps.
The six detainees on hunger strike were among seven Sahrawi activists arrested on 8 October 2009 at Mohammed V airport in Casablanca when they returned from visiting the Tindouf camps in Algeria.
"We are increasingly concerned for the health of these detainees as they continue with their protest," said Malcolm Smart, Amnesty International's director for the Middle East and North Africa programme.
"In fact, we consider them prisoners of conscience imprisoned for the peaceful exercise of freedom of expression, and we are urging the Moroccan authorities to release them immediately and unconditionally."
Five of the six began a hunger strike on 18 March in protest against their continuing detention without trial, and the sixth joined in earlier this week.
Although they are all civilians, they have been referred for trial by the Military Court on charges of undermining Morocco’s security including its "territorial integrity", but six months after their arrest no date for their trial has yet been set.
The six - Ahmed Alansari, Brahim Dahane, Yahdih Ettarouzi, Rachid Sghir, Ali Salem Tamek, and Saleh Labihi, who joined the hunger strike last Monday – are all held at Salé Prison, near Rabat, far from their homes in Western Sahara.
The five who have been on hunger strike for longest are now reported to be too weak to leave their cells for family visits
The seventh member of the group and only woman to be arrested, Dakja Lashgar, was provisionally released in January on health grounds.
Last Wednesday, 11 other Sahrawi activists were assaulted by a crowd of people chanting slogans in support of Moroccan rule in Western Sahara when they arrived at Laayoune airport after visiting the Tindouf refugee camps.
The crowd accused them of being "traitors" because of their advocacy of self-determination for the people of Western Sahara, which Morocco annexed in 1975. Some beat the Sahrawis with batons in front of Moroccan law enforcement officials who, however, failed to intervene.
Earlier, on 9 March, another group of Sahrawi activists who had recently returned from visiting Tindouf were beaten by Moroccan law enforcement officials, who used excessive force to break up a demonstration in Laayoune in favour of self-determination for Western Sahara.
Sahrawis from Western Sahara arrived to the Tindouf refugee camps in 1975 and 1976, after Morocco annexed the territory. The Algerian government estimates the number of Sahrawi refugees in the camps to be 165,000. The UNHCR assists about "90,000 vulnerable people in the camps". A ceasefire between 

9 April 2010
Amnesty International has called on the Moroccan authorities to end the ongoing harassment and intimidation of Sahrawi activists, as five of six who have been detained since last October began the fourth week of a hunger strike in protest at their detention without trial.